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Le maire de Brive prend un arrêté pour rouvrir les commerces de proximité, la Préfecture le juge "illégal"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Alors que le reconfinement prévoit la fermeture des commerces considérés comme "non-essentiels", le Maire de Brive Frédéric Soulier a pris un arrêté municipal pour permettre à certaines boutiques non-alimentaire d'ouvrir quand même. Au nom de la justice et de l'équité vis-à-vis des supermarchés.

Le centre-ville de Brive (image d'illustration)
Le centre-ville de Brive (image d'illustration) © Maxppp - Frédérique Avril

Alors que le reconfinement prévoit la fermeture des commerces considérés comme "non-essentiels", le Maire de Brive, Frédéric Soulier (LR) a pris un arrêté municipal pour permettre à certaines boutiques non-alimentaires d'ouvrir quand même. Au nom de la justice et de l'équité vis-à-vis des supermarchés.

"La décision gouvernementale de fermer les commerces de proximité non-alimentaires est injuste et inéquitable" estime Frédéric Soulier, "une décision qui face aux grandes et moyennes surfaces créé une rupture d'égalité entre petits commerces et grandes surfaces".

Une distorsion de concurrence entre petits magasins et supermarchés ?

Il est vrai que certains produits, non-alimentaires, s'achètent aussi en hypers et supermarchés, "et vous ne pouvez plus les acheter dans les magasins de proximité qui habituellement les distribuent !" s'étrangle Frédéric Soulier. "C'est sur ce point là que c'est contestable et c'est pour cela que j'ai pris un arrêté qui permet à ces commerces de pouvoir réouvrir dès demain" dit-il 

Cette décision concerne donc des magasins qui vendent "_tous les produits que vous trouvez habituellement en grande surface_, des produits d'habillement, les chaussures, la quincaillerie,  hi-fi, mobilier, tout ce que vous trouvez dans des grandes surfaces qui elles sont tout à fait libres de  continuer à travailler comme avant" explique Frédéric Soulier.

La préfecture de Corrèze riposte

Dans un communiqué envoyé ce vendredi soir, la Préfecture de Corrèze indique qu'un "arrêté municipal qui dérogerait au décret du 29 octobre 2020 est illégal" et que ce décret ne connaît aucune dérogation. "En conséquence, tout arrêté municipal qui autoriserait le maintien de l’ouverture des commerces dont l’activité n’est pas autorisée par le décret est illégal. Les commerces qui seraient ouverts sur la base d’un arrêté municipal de ce type, encourent une fermeture administrative immédiate" conclut le bref communiqué.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Maire de Tulle Bernard Combes, n'a pas pris un tel arrêté pour sa ville.  Hier, avec la Présidente de la CCI de Corrèze, il a été reçu par la Préfète pour parler du commerce local et de proximité. La proposition de la mise en place du « Click and collect » (commande par internet ou par téléphone chez les commerçants et récupération des produits dans les magasins sur rendez-vous) dans les commerces de centre-ville et centre-bourg a été acceptée par la préfète.

Plusieurs maires d'autres villes moyennes de France ont déjà pris des arrêtés similaires, comme Migennes dans l'Yonne, Décize dans la Nièvre, ou encore Aubusson, en Creuse. On ignore, pour l'instant, comment vont réagir les Préfectures des départements où trouvent ces villes.

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