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Amazon à Petit-Couronne : le maire a signé le permis de construire

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Amazon souhaite implanter un entrepôt logistique de 50.000m² à Petit-Couronne, dans la métropole rouennaise. Le maire socialiste a signé ce jeudi le permis de construire. Le géant de l'e-commerce annonce jusqu'à 1.800 emplois mais les anti-Amazon s'organisent.

Le maire de Petit-Couronne devant la photo de la dernière cheminée de la raffinerie Petroplus, où pourrait être implanté un futur entrepôt d'Amazon.
Le maire de Petit-Couronne devant la photo de la dernière cheminée de la raffinerie Petroplus, où pourrait être implanté un futur entrepôt d'Amazon. © Radio France - Anne Bertrand

Nouvel épisode dans le feuilleton Amazon à Petit-Couronne.  Le maire (PS) a signé hier le permis de construire pour un entrepôt de 50.000m². Joël Bigot avait 2 mois pour le faire après la fin de l'enquête publique, soit jusqu'au 25 octobre. Le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable mais c'est maintenant au préfet de la Seine-Maritime d'autoriser ou non l'implantation d'Amazon à Petit-Couronne. Il s'est donné jusqu'en juillet prochain pour trancher.

Avec 17% de chômeurs, le maire qualifie à Petit-Couronne de "ville sinistrée". Et Amazon annonce jusqu'à 1.800 emplois. Alors même si la Métropole de Rouen a voté contre le projet, même si les pompiers ont rendu un avis négatif concernant le risque incendie, Joël Bigot se battra jusqu'au bout pour que cet entrepôt voie le jour sur sa commune : "Si jamais par malheur ça ne se faisait pas, je monterai plus haut et demanderai un rendez-vous à l’Élysée." 

Car de leur côté, les anti s'organisent. Deux membres du collectif "Stop Amazon 76" ont d'ailleurs été reçus plus tôt dans la journée par le maire de Petit-Couronne. Dialogue cordial mais chacun reste campé sur ses positions.  Marceau Minot entend l'argument de l'emploi mais pas à n'importe quel prix : "Il faut voir les conditions de travail, la durée des emplois parce que ces entrepôts vont être à long terme de plus en plus robotisés donc ce sont des promesses à courte échelle". Pour lui, c'est aussi la destruction annoncée d'emplois locaux : "Aux États-Unis, pour un emploi créé chez Amazon, on a quatre emplois qui disparaissent dans les autres commerces à l'échelle régionale." 

Pour le maire de Petit-Couronne, Amazon est un catalogue La Redoute moderne

Jean-Yves Chopard, autre membre du collectif "Stop Amazon 76", voit également un problème environnemental. Le site de l'ancienne raffinerie Petroplus, où doit être implanté l'entrepôt, est loin d'être dépollué : "Le site est encore marqué partout d'hydrocarbures. Pour qu'il soit propre et de nature à accueillir des salariés, il y a encore de la marge." Un argument que ces anti-Amazon comptent bien utiliser pour contester le permis de construire.

Le maire de Petit-Couronne assure, lui, que les habitants attendent l'arrivée d'Amazon, y compris les commerçants. Pour Joël Bigot, il faut aussi vivre avec son temps. Il compare Amazon au catalogue La Redoute : "Amazon, c'est un petit de La Redoute avec des moyens technologiques, numériques beaucoup plus modernes que le courrier de l'époque." 

Pour l'élu socialiste, il faut aussi laisser le choix aux gens. "Il y a entre 25 et 30 millions de consommateurs Amazon aujourd'hui et quand, au niveau du Premier ministre, on vous dit ce qu'on doit faire ou ce qu'on doit acheter, je trouve ça scandaleux. On continue d'infantiliser les gens", dit-il.

Lancée il y a deux semaines, une pétition pro-Amazon a recueilli de son côté près de 350 signatures. 

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