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Le Mans : 377 postes de l'usine Renault menacés par l'accord de rupture conventionnelle collective

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Un accord de rupture conventionnelle collective a été signé entre la direction de Renault et plusieurs syndicats. Au terme d'une réunion, ce jeudi 28 janvier, les organisations syndicales annoncent 377 salariés éligibles sur 1870, à l'usine du Mans.

A l'usine Renault du Mans, 377 salariés ont reçu une lettre de la direction les informant qu'ils sont éligibles à la rupture conventionnelle collective.
A l'usine Renault du Mans, 377 salariés ont reçu une lettre de la direction les informant qu'ils sont éligibles à la rupture conventionnelle collective. © Radio France - Clémentine Sabrié

Renault cible 377 salariés de l'usine du Mans dans son accord de rupture conventionnelle collective (RCC). C'est ce qu'ont annoncé les syndicats, à l'issus d'un conseil social et économique (CSE), ce jeudi. Le constructeur automobile français a enregistré une baisse de 20% de ses ventes en 2020, partout dans le monde. En partie à cause de la crise sanitaire et économique du Covid-19. 4.600 salariés de Renault sont concernés par l'accord, partout en France.

Ces centaines d'employés manceaux ont reçu une lettre de la direction les informant qu'ils étaient éligibles pour différentes raisons : dispense d'activité (pré-retraite), création d'entreprise ou départ vers une autre entreprise. Sur les 1.870 salariés que compte l'usine de l'avenue Pierre-Piffault, au Mans, ce sont majoritairement des ingénieurs, des techniciens et des cadres.

C'est sur la base du volontariat

"Cela ne veut pas dire que 377 personnes vont partir, c'est sur la base du volontariat", tempère Gilles Guitton, délégué CFDT. Impossible, pour l'instant, de savoir combien d'employés quitteront l'usine Renault du Mans avec cet accord. "L'usine a besoin de ses salariés. Ils ne sont pas de trop", commente Richard Germain, délégué CGT. "S'ils décident de partir avec leur savoir, cela fragilisera l'usine Renault du Mans."

Pas de mobilisation prévue, mais des idées pour la relance

Les syndicats ne prévoient pas de mobilisation, puisque la décision appartient à chaque salarié individuellement. "On va interpeller la direction et informer les salariés : si on déshabille le site du Mans de ses forces techniques et d'ingénierie, ce n'est pas très prometteur pour l'avenir", explique Richard Germain. "Ce sera dramatique si les 377 partent sans transmission de savoir ou sans embauche derrière", souligne le délégué syndical.

La CGT conteste l'accord de RCC. "Cela fait plusieurs années que l'on propose des alternatives", précise Richard Germain. Le syndicat a monté un projet industriel pour préserver un maximum d'emplois. L'une des pistes explorées est de rapatrier la production de certains véhicules en France pour qu'ils soient moins chers et donc plus attractifs pour les consommateurs.

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