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Économie – Social

Le marché Albert-Thomas connaît des difficultés

mercredi 29 mars 2017 à 22:13 Par Marc Vantorhoudt, France Bleu Saint-Étienne Loire

Moins de producteurs qui déballent leurs étals, des difficultés pour s'installer, la crainte de voir l'espace de vente réduit... L'un des plus vieux et importants marchés de Saint-Étienne connaît quelques difficultés ces derniers temps.

Le marché Albert Thomas est l'un des marchés emblématiques de la ville.
Le marché Albert Thomas est l'un des marchés emblématiques de la ville. © Radio France - Marc van Torhoudt

Saint-Étienne, France

Tous les mardis et les samedis, Anne-Marie vient faire ses courses sur le marché Albert Thomas : "Je fais ça pour mes petits-enfants ! Ce sont des producteurs locaux. Je suis sûre de la qualité. Ici je n'achète pas des oranges, j'achète des pommes et des poires."

Il y a des revendeurs

Pourtant, et c'est l'un des sujets de plainte de certains exposants, on peut parfois voir des oranges sur les étals. "Certains vendent des truffes ou des courgettes en décembre, des tomates en mars... Impossible que ce soit produit ici", peste Laurent Brosse, maraîcher installé à Sorbiers et vendeur sur le marché depuis neuf ans.

"On voit des truffes, des oranges et des courgettes en décembre, des tomates en mars... Impossible que ce soit produit ici !"

La revente est toutefois autorisée. "Pour vendre ici, les marchands passent un contrat avec la MSA, la sécurité sociale agricole. Ils doivent fournir des documents attestent de leur qualité de producteurs. Mais les accords autorisent jusqu'à 30 % de produits non-issus de l'exploitation", précise Lionel Saugues, adjoint à la mairie en charge du commerce, de l'artisanat et de l'économie.

Les problèmes de voitures

Ils se posent souvent le samedi, alors que des voitures de fêtards sont encore garées à l'arrivée des premiers marchands. "Souvent, lorsqu'on arrive à 6h, on ne peut pas déballer, car les voitures occupent toujours le parking, raconte Jean-Yves Bouchut, producteur de Chagnon dans le Pilat. Elles ne commencent à être dégagées que vers 6h30-7h, et nous ne terminons de nous installer qu'à 8h, alors que nous payons l'emplacement dès 6h !"

"Les voitures ne sont pas dégagées à temps pour s'installer."

Un problème dû aux heures de service des policiers municipaux, qui ne prennent leur poste qu'à 6h30, et sont les seuls à même de faire évacuer les véhicules vers la fourrière. "Nous essayons de trouver un compromis avec les placiers", indique Lionel Saugues.

Reportage avec des exposants s'inquiètent quant à l'avenir du marché

Aucune réduction de l'espace d'exposition n'est prévue

C'est l'une des plus grandes craintes des marchands de la place : la réduction de l'aire du carré rouge qui délimite l'espace de marché. La mairie est soupçonnée de vouloir le réduire pour gagner une vingtaine de place de parking payant.

"C'est une rumeur, rien de ce type n'est prévu", répond Lionel Saugues. En réalité, la crainte vient de la diminution du nombre de producteurs présents. "Mais c'est une tendance nationale, relativise l'élu. En réalité le marché connait l'une des plus fortes fréquentations de Saint-Étienne, tant par les clients que par les marchands, qui peuvent être jusqu'à 70 le samedi."

"C'est une rumeur, rien de ce type n'est prévue."

La création d'une commission prévue

Pour améliorer le dialogue entre marchands et élus, une commission consultative devrait voir le jour dans les jours à venir. "Elle fonctionnera en étroite collaboration avec les syndicats des marchés", indique l'adjoint. "Les marchés sont une priorité pour la mairie. Nous comptons poursuivre leur valorisation, notamment par le biais d'animation. En avril, nous participerons au marché Albert-Thomas à un événement national, le Meilleur Marché de France, organisé par la Fédération nationale des marchés", conclut Lionel Saugues.

Lionel Saugues ne s'inquiète pas pour le marché Albert Thomas et évoque son évenir.