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Économie – Social

Le Medef que veut Alexandre Saubot, patron d'Haulotte et candidat à la succession de Pierre Gattaz

lundi 5 mars 2018 à 11:19 Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire

Un patron en campagne, Alexandre Saubot, le directeur général de Haulotte Group, dont le siège est à L'Horme (anciennement Pinguely), s'est déclaré candidat à la présidence du Medef.

Alexandre Saubot à la dernière université du Medef au côté du président sortant, Pierre Gattaz
Alexandre Saubot à la dernière université du Medef au côté du président sortant, Pierre Gattaz © Maxppp - Thomas Padilla

L'Horme, France

Alexandre Saubot, patron de Haulotte, dont le siège social est à L'Horme, a officialisé sa candidature à la présidence du Medef.  Il était l'invité de France Bleu matin ce lundi.

France Bleu Saint-Étienne Loire : Votre candidature était pressentie, vous l'avez confirmée ce week-end. Avez-vous hésité ? 

Alexandre Saubot : C'est une décision lourde de se présenter à la tête du Medef. J'en ai parlé avec ma famille et dans mon environnement avec tous les chefs d'entreprise que je rencontre depuis des années. Il me semble que le moment était venu compte tenu de mon parcours : chef d'entreprise de la Loire, engagé dans la défense de l'industrie, qui a connu des moments difficiles en 2009-2010 et des moments plus positifs comme aujourd'hui et au milieu des années 2000. Mettre cette expérience au service du Medef, ça me paraissait important ; et c'était le bon moment.

Je veux un Medef, fort, écouté et exigeant 

France Bleu Saint-Étienne Loire : Après la présidence de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, c'est une étape de plus. C'est logique ?

Alexandre Saubot : C'est en tout cas un moment où la France a rendez-vous avec un certains nombres de défis importants. Le pouvoir souhaite faire des transformations et moi, je veux un Medef qui soit un partenaire engagé et qui rende possibles les évolutions de notre pays. Le redressement de notre pays me tient à cœur. Et je veux pour ça un Medef fort, écouté et exigeant, qui va proposer de vraies réformes. Je veux surtout un Medef qui parle à l'opinion publique pour réconcilier la France et l'entreprise, c'est-à-dire faire comprendre à nos concitoyens que tous les défis auxquels la France est confrontée, et qui sont douloureux comme le chômage élevé, la difficulté pour les jeunes de s'insérer dans le marché du travail ou une croissance qui a eu beaucoup de mal à redémarrer. En face de tous ses défis, la réponse passe par les entreprises. C'est cet engagement et cette volonté que je veux faire partager à tous les adhérents du Medef.

+ 50 % d'apprentis sur 5 ans pour répondre aux difficultés d'insertion de la jeunesse et aux besoins de compétences des entreprises

France Bleu Saint-Étienne Loire : Avez-vous un slogan ? Patrick Martin (autre candidat déclaré, et président régional du Medef, Ndlr) lui a choisi "Oxygénons le Medef".

Alexandre Saubot : Moi je veux réconcilier le pays avec l'entreprise, montrer que les entreprises font des choses extraordinaires, s'engagent. Notamment, je propose que l'ensemble des entreprises s'engage sur l'apprentissage avec l'objectif d'augmenter le nombre d'apprentis de 50 % sur cinq ans, pour là aussi apporter une réponse aux difficultés d'insertion sur le marché du travail de notre jeunesse et répondre aux besoins en compétence toujours plus grands de nos entreprises. (...) Chez nos voisins, c'est une voie d'excellence. (...) Il faut aussi que l'image de l'apprentissage change, pour que l'orientation à la fin du collège et du lycée se fasse vers ses voies qui ne sont pas toujours valorisées, alors qu'elles offrent sans doute le meilleur taux d'insertion dans l'emploi.

France Bleu Saint-Étienne Loire : Donc là, vous êtes en campagne ?

Alexandre Saubot : Oui depuis hier. Je vais aller à la rencontre des adhérents du Medef. J'y vais en homme libre. J'y vais en chef d'entreprise qui a renoncé à toutes ses responsabilités au sein du Medef depuis hier et qui va laisser la tête de l'UIMM à la fin de mon mandat (débuté en 2015, Ndlr), en avril.

France Bleu Saint-Étienne Loire : Il ne serait pas plus judicieux que ce soit un entrepreneur issu de la nouvelle économie qui prenne la tête du Medef ?  

Alexandre Saubot : Il faut vraiment quitter l'ancien monde et ses oppositions stériles entre industries et services, entre économie et finance, entre petites et grandes. On travaille tous ensemble. Il y a de plus en plus de services dans l'industrie, de plus en plus de process (procédé industriel de fabrication d'un produit, Ndlr) dans les services. On a besoin de tout le monde. La question n'est pas l'un contre l'autre mais tous ensemble pour faire réussir notre Medef, nos entreprises et notre pays.