Économie – Social

Le micro crédit pour les refoulés des banques

Par Marion Streicher, France Bleu Besançon mardi 31 janvier 2017 à 12:24

© Maxppp - Getty

C'est la semaine du micro crédit. L'occasion de mieux connaitre l'ADIE, l'association pour le droit à l'initiative économique qui aide les créateurs d'entreprise à se lancer grâce à des micro crédits.En 2016, 600 micro crédits ont été accordés en Bourgogne Franche-Comté.

L'ADIE, association pour le droit à l'initiative économique, s'adresse à des personnes qui souhaitent créer et développer leur activité et qui ne trouvent pas de solution auprès des banques. L'objectif est d'aider avec des crédits jusqu'à 10.000 euros maximum.

Pour Sébastien Morel, le directeur de l'ADIE pour la Bourgogne Franche Comté , "il s'agit de permettre l'accès au capital mais surtout accompagner " : sous forme de conseils pour permettre la réalisation du projet , la pérennisation et le développement du chiffre d'affaires en proposant notamment des appuis administratifs. "D'ailleurs, ajoute Sébastien Morel, on cherche des bénévoles, des anciens banquiers, des comptables pour aider les bénéficiaires".

Les personnes qui s'adressent à l'ADIE sont quasi toutes des exclues du système bancaire

Les personnes qui s'adressent à l'ADIE sont le plus souvent exclues du système bancaire classique. 80% d'entre elles sont demandeurs d'emploi ou bénéficiaires des minimas sociaux. "_On ne leur demande pas de prouver qu'elles ont été refoulées par les banques",_précise Sébastien Morel, ce serait d'emblée les placer en situation d'échec, ce qui n'est pas le but".

Anaïs Legrand a fait appel au micro-crédit pour développer son activité de fabrication de vitraux à Fedry , un petit village de Haute-Saône près de Combeaufontaine. Son portrait signé Jean Francois Fernandez .

Anais Legrand : "je savais que les banques n'allaient pas me suivre...."

8 bénéficiaires des micro crédits sur 10 retrouvent un emploi en 3 ans

La grande majorité des prêts accordés , 94% , se situe en dessous des 8.000 euros. "Contrairement à ce que l'on pourrait penser, explique le directeur de l'ADIE en Bourgogne Franche-Comté, il n'y a pas besoin de grosses sommes pour lancer une activité".

Concernant le taux de survie de ces mini entreprises lancées grâce à l'ADIE, le taux de pérennité à 3 ans est de 57%. "Et plus intéressant encore, selon Sébastien Morel, le taux de retour à l'emploi est de 84% en 3 ans. Au final, reconnaît-il, il y a certes une prise de risques mais la personne est obligée de rembourser. Si besoin, l'Adie lui propose un rééchelonnement et une baisse des mensualités." Le taux de remboursement est de 94% c'est au-dessus des chiffres avancés dans les banques.

Pour avoir des informations sur l'ADIE, c'est ici !