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Économie – Social

Le ministère des Finances réclame 117 millions d'euros à E. Leclerc

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Bercy réclame au groupe E. Leclerc une amende record : 117 millions d'euros contre le groupe de distribution breton, qu'il accuse d'abuser ses fournisseurs. Le groupe annonce qu'il va saisir la Cour de justice de l'Union européenne.

Leclerc (illustration)
Leclerc (illustration) © Maxppp - Sébastien Jarry

Le ministère des Finances demande une amende de 117,3 millions d'euros à plusieurs entités de E. Leclerc, numéro un français de la grande distribution, du jamais vu dans le secteur. Bercy accuse la groupe breton d'abuser ses fournisseurs en passant par l'étranger. Le ministère vise particulièrement Eurelec, centrale d'achats belge qu'il accuse de "pratiques commerciales abusives (...) pour contourner la loi française et imposer des baisses de tarifs très importantes, sans aucune contrepartie, à certains de ses fournisseurs". Le gouvernement a assigné Leclerc en justice vendredi.

En 2018, plusieurs fournisseurs, Danone et Pepsi notamment, s'étaient plaints début 2018, de pratiques abusives de la part de cette centrale, non-soumise au droit français. Elle aurait demandé aux fournisseurs de baisser leurs prix sans contrepartie, en menaçant de les déréférencer. La répression des fraudes affirme que 39,1 millions d'euros ont été indûment perçus.

"Mesures de rétorsion fortes" - communiqué de Bercy

"Depuis la mise en place de cette centrale, le mouvement E. Leclerc délocalise chaque année une part plus importante de ses négociations commerciales en Belgique", affirme le ministère dans un communiqué. Il ajoute que Leclerc "aurait eu recours à l'application de mesures de rétorsion fortes, pour obliger ses fournisseurs à accepter les conditions posées par Eurelec". L'entourage de la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher affirme qu'il faut "mettre fin à ces pratiques dangereuses qui risquent de déstabiliser toute la filière" et que "les règles doivent être les mêmes pour tous".

"Mettre la pression sur E. Leclerc" - Olivier Huet, président du Galec

Dans un communiqué à l'AFP, le président du Galec, la principale centrale d'achat du groupe estime que "derrière ces attaques permanentes dont sont témoins les consommateurs depuis deux ans, il s'agit clairement de _mettre la pression sur E.Leclerc_." Olivier Huet rappelle que les négociations visées concernaient de grands groupes multinationaux et non des petites et moyennes entreprises.

Bercy réclamait déjà, et depuis plus d'un an, 108 millions d'euros au groupe breton, après avoir assigné le Galec devant le tribunal de commerce de Paris en juin 2018. La principale  centrale d'achat du groupe était accusé d'avoir imposé des prix moins chers à une vingtaine de fournisseurs, hors des contreparties prévues par leurs contrats. La justice ne s'est pas encore prononcée.

"Devant l'acharnement des pouvoirs publics", le groupement des Centres E.Leclerc annonce ce lundi dans un communiqué qu'il va porter l'affaire devant la Cour de Justice de l'Union européenne".