Économie – Social

Le ministre de la Défense surveille de près la vente de Renault Trucks Defense

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin jeudi 10 novembre 2016 à 14:53

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, à l'Assemblée Nationale
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, à l'Assemblée Nationale © Maxppp - Vincent Isore

Interrogé à l'Assemblée Nationale par l'opposition sur la vente de Renault Trucks Défense ce jeudi, Jean-Yves Le Drian déclare qu'il "veille à ce que cette vente [annoncée la semaine dernière] par Volvo ne se fasse pas au détriment de nos intérêts".

La nouvelle avait pris tous les syndicats par surprise le 4 novembre dernier : le groupe Volvo souhaite vendre son activité défense, composée notamment de Renault Trucks Defense qui emploie 160 personnes en CDI et de très nombreux intérimaires sur son site de Limoges. Le ministre de la Défense a donc été interpellé à ce sujet par le député Les Républicains Yves Fromion, ce jeudi lors de l'examen du projet de budget de la défense pour 2017 à l'Assemblée nationale. Yves Fromion rappelle que "90% du matériel roulant de l'armée de Terre est produit par Renault Trucks Defense, cette entreprise a une importance stratégique. Nous ne pouvons pas imaginer que l'Etat ne prenne pas la main."

Je réfléchis aujourd'hui à la possibilité de renforcer par ce biais notre industrie française"

Dans sa réponse, Jean-Yves Le Drian évoque "plusieurs pistes de travail" sur lesquelles il se déclare "particulièrement à la manœuvre". Face à cette vente par le numéro deux mondial des poids lourds il précise : "Je réfléchis aujourd'hui à la possibilité de renforcer par ce biais notre industrie française", sans donner plus de précisions pour le moment.

Un comité central de Renault Trucks Defense le 15 novembre

Un comité central d'entreprise extraordinaire de Renault Trucks Défense est prévu le 15 novembre à Gennevilliers. Les syndicats espèrent en savoir plus à cette occasion sur les intentions de Volvo, constructeur automobile suédois qui emploie environ 1.300 personnes, majoritairement en France, dans cette activité de défense qui est en bonne santé. Ils s'inquiètent notamment de l'identité des repreneurs potentiels et des conséquences pour les sites et les salariés de Renault Trucks Défense.