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Économie – Social

Le milieu associatif de Saint-Étienne confronté à la réduction des contrats aidés

mercredi 6 septembre 2017 à 20:42 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

À l'amicale Chapelon de Saint-Étienne (Loire), deux contrats aidés ne seront pas renouvelés cette rentrée. Le centre socioculturel de l'espace Boris Vian est dans la même situation et risque d'être contraint à réduire le nombre d'enfants qu'il accueille.

L'amicale laïque Chapelon devrait faire sans deux de ses anciens contrats aidés.
L'amicale laïque Chapelon devrait faire sans deux de ses anciens contrats aidés. © Radio France - Noémie Philippot

Saint-Étienne, Loire, France

La suppression programmée des contrats aidés a beaucoup fait parler dans les écoles. Mais cela change aussi la donne dans la vie associative. L'espace Boris Vian et l'Amicale laïque Chapelon à Saint-Etienne sont concernés.

Forcés d'accueillir moins d'enfants dans les centres

L'espace Boris Vian est un centre socioculturel qui employait 9 contrats aidés. Deux personnes arrivaient en fin de contrat début septembre et ne seront pas remplacées. C'est une situation qui met le centre en difficulté explique Philippe Chastel, le directeur de l'espace Boris Vian : "on a du personnel positionné sur autre chose qui ira donner un coup de main parce que l'on ne peut pas non plus mettre en danger les enfants en termes d'encadrement, mais il va falloir que les choses bougent. Si on a fait appel aux contrats aidés, c'est que l'on n'a pas les moyens de recruter des gens au régime général."

Le directeur explique également qu'il ne "voit pas trop comment faire à part réduire le nombre d'enfants à prendre en charge". Jusqu'ici le centre accueillait 90 enfants. Avec la suppression des deux contrats aidés, et sans solution de remplacement des animateurs, l'espace Boris Vian pourrait être contraint de n'accueillir plus que 65 enfants.

Des lettres envoyées au ministère du Travai

L'Amicale laïque Chapelon est confronté à la même situation : deux contrats aidés se terminent fin septembre et ne seront pas renouvelés. Efendi Démir est responsable du secteur jeune, il espère que les fédérations des associations d'éducation populaire vont se mobiliser : "Est-ce que ça va changer quelque chose, je ne sais pas. Mais au moins nous faire entendre, pour dire qu'avec cette réforme, les associations sont en danger, sont en péril."

Pour l'instant, aucune manifestation des fédérations n'est prévue. Le député socialiste de la Loire Régis Juanico a écrit une lettre au Ministère du travail pour essayer de revoir cette réforme. Le responsable de l'espace Boris-VIan a lui aussi adressé un courrier à la ministre.