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"Le moral, c'est la descente aux enfers !" : le témoignage d'une gérante d'escape games à Saint-Étienne

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La difficulté et la souffrance des entrepreneurs face à la crise sanitaire pour les patrons de jeux indoor. Fermés plus de trois mois lors du premier confinement puis depuis octobre avec le couvre-feu, c'est très dur. Rencontre avec Garance Damart, gérante de deux escape games à Saint-Étienne.

Garance Damart est gérante de deux escape games à Saint-Etienne, l'un en centre-ville, l'autre au centre commercial Steel.
Garance Damart est gérante de deux escape games à Saint-Etienne, l'un en centre-ville, l'autre au centre commercial Steel. © Radio France - Julien Gonzalez

lls n'ont toujours aucune perspective pour l'avenir. Les patrons et gérants de jeux indoor ont dû fermer de mi-mars à fin juin et ils sont de nouveau portes closes depuis plus de quatre mois maintenant avec le couvre-feu. Et c'est d'autant plus rageant qu'en cette période de vacances scolaires, beaucoup devraient faire le plein.

Forcément, c'est très dur alors ils puisent dans leurs réserves financières mais aussi et surtout psychologiques pour tenir. C'est le cas de Garance Damart, gérante de deux escape games à Saint-Étienne. L'image pour parler de sa situation, c'est celle d'un tunnel et c'est d'autant plus dur quand on a l'impression de ne pas être dans des cases.

"C'est très compliqué pour nous loisirs indoor car on est dans aucune catégorie."

Les patrons de jeux indoor sont dans le flou car le gouvernement ne les met pas vraiment dans des cases comme le raconte Garance Damart, gérante de deux escape games à Saint-Etienne.

"Au premier confinement, on a ouvert après les restaurants et là, des dernières informations, on allait presque rouvrir avant eux puisque nous on a l'avantage de porter un masque contrairement aux restaurants. C'est ça qui est très compliqué, c'est que nous loisirs indoor, on est dans aucune catégorie", raconte-t-elle.

Avec plusieurs loyers à payer (son premier escape game est en centre-ville avec deux locaux, l'autre au centre commercial Steel), c'est très tendu mais elle tient grâce aux aides de l'État et à sa trésorerie. En revanche, mentalement, le moral est au plus bas.

"On est un lieu où on s'amuse, où on sourit, où on se touche, c'est ce qui nous fait vibrer, aujourd'hui on n'a pas plus ça et ça c'est très violent."

Deux escape games, près de cinq ans d'entrepreneuriat, c'est dur sur le plan comptable pour Garance Damart mais c'est surtout très dur mentalement.

"Le moral, très franchement c'est la descente aux enfers ! Moi, normalement, je travaille 90 heures par semaine et je cours toute la journée. Je travaille le samedi et le dimanche, j'ai pas de jours de repos et c'est un vrai choix de ma part. Aujourd'hui, être à la maison tous les week-ends, c'est plus tenable. C'est un manque immense de ne pas voir les joueurs ! Ne pas entendre, c'est rigolo moi j'ai mon bureau qui est entre deux salles d'escape game et normalement j'ai les rires et les voix des joueurs en permanence et ce côté-là, c'est un manque immense. Nous on ne fait pas de l'escape game en livraison, nous ce qu'on veut, c'est le lien social. On est un lieu où on s'amuse, où on sourit, où on se touche, c'est ce qui nous fait vibrer donc aujourd'hui effectivement on n'a pas plus ça et ça c'est très violent."

Les patrons d'escape games ont proposé au gouvernement un protocole sanitaire très strict depuis des mois, mais Garance Damart ne se fait pas d'illusions : elle sera dans les derniers à rouvrir. Et quand elle essaie de projeter sa rentrée, ça pourrait tomber dans un mauvais moment.

"Il y a une inquiétude aujourd'hui, il y a aussi une inquiétude demain

Garance Damart espère bien sûr rouvrir le plus vite possible mais en tant que salle de jeux en intérieur, ce sera plus difficile d'attirer les joueurs en plein été.

"Si on rouvre, avec bonheur, début d'été, on va rattaquer en saison basse, c'est normalement notre saison d'hiver qui nous permet de tenir l'été. Donc il y a une inquiétude aujourd'hui, il y a aussi une inquiétude demain." Et même si cette fermeture en cette période de vacances scolaires est une grosse perte, elle mise sur la fidélité de ses joueurs, qui après l'enfermement du confinement et du couvre-feu, seront ravis de retrouver énigmes et aventures.

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