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Économie – Social

Le mystérieux "club des trente", lobby de patrons bretons, dévoilé dans un livre

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Un livre sorti cette semaine aux éditions du Coin de la rue dévoile le "Mystérieux club des trente", ce lobby breton qui tente d'influencer les politiques au profit du désenclavement de la Bretagne. Parmi ces patrons, François Pinault, Vincent Bolloré ou encore Charles Doux.

Le mystérieux club des trente
Le mystérieux club des trente © Radio France - Aurélie Lagain

Région Bretagne, France

Le voile est levé sur Le Mystérieux club des trente, un lobby breton créé en 1988 dans le château d'Yves Rocher. Il "a _regroupé dès l'origine les plus grands patrons de la région_", rappelle l'auteur du livre-enquête sorti le 26 octobre aux éditions du Coin de la rue, Philippe Créhange, rédacteur en chef du Mensuel de Rennes et journaliste au Télégramme : François Pinault, Vincent Bolloré, Louis le Duff, Charles Doux, Emile Bridel...

"L'un des membres du club, au démarrage de mon enquête qui a duré plus de deux ans, m'a confié les archives du club, avec les comptes-rendus des premières réunions."

Après le CELIB,  un lobby de patrons

Ce lobby a été inspiré par le CELIB, Comité d'études et de liaison des intérêts bretons, créé dans les années 1950 pour agir sur le désenclavement de la Bretagne (les voies express gratuites notamment). Il regroupait à l'époque des chefs d'entreprises, des associatifs, des politiques, des religieux...  "A la fin des années 1980, ces grands patrons se sont dit qu'il fallait _reprendre le flambeau à leur façon, avec un cercle très fermé_."

"C'est un vrai lobby, qui _murmure à l'oreille des ministres_, de certains présidents de la République" : Nicolas Sarkozy notamment en 2011. "Les patrons ont essayé de défendre leur vision de l'économie régionale d'une certaine différenciation."

Leur plus grande réussite : la LGV

Parmi les réussites, "leur plus grand succès a été la ligne à grande vitesse. Au début des années 1990, quelques mois après la création de leur club, ils ont activé leurs réseaux pour convaincre Edouard Balladur, à l'époque Premier ministre, pour le _convaincre d’inscrire la Bretagne dans un nouveau plan de lignes à grande vitesse_. Ils en voulaient plus avec la construction de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Ils ont aussi eu des inflexions législatives sur des questions qui concernent très directement le business de ces patrons : la protection du patrimoine du dirigeant, le régime d'auto-entrepreneur en France."

Échec de l'aéroport de Notre-Dames-des-Landes

Leur plus grand échec est l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes : "Ils se sont fracassés sur différents politiques, n'ont pas réussi à les convaincre."

Un nouvel enjeu, l'écologie

"Le club existe toujours aujourd’hui, présidé par un Nantais, Bruno Hug de Larauze. Ils sont une soixantaine. Pour exister, un cercle a besoin de grandes causes. Après l'échec de Notre-Dame-des-Landes, il n'y a plus eu de grande cause. Il faut qu'ils se réinventent des grandes problématiques pour le développement et le désenclavement de la région. Ça va être compliqué, il y a un nouvel enjeu, c'est l'écologie."

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