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Économie – Social DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Le nouveau CSE se met en place doucement dans les entreprises du Nord Franche Comté, sans vraiment convaincre

mercredi 12 septembre 2018 à 19:29 Par Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard

Initié par la loi travail, le nouveau comité économique et social (CSE), destiné à simplifier le dialogue social dans les entreprises, se met en place doucement. A Montbéliard, les syndicats pointent la diminution du nombre d'élus. Et les patrons n'y voient pas la révolution annoncée.

"Il ne simplifie pas, mais rend plus complexe le dialogue social dans les entreprises", estime Samuel Cretin, secrétaire du syndicat CFDT de la métallurgie du Pays de Montbéliard.
"Il ne simplifie pas, mais rend plus complexe le dialogue social dans les entreprises", estime Samuel Cretin, secrétaire du syndicat CFDT de la métallurgie du Pays de Montbéliard. © Radio France - Christophe Beck

Montbéliard, France

A bientôt un an de l'adoption de la loi travail, le 22 septembre 2017, le nouveau CSE s'installe peu-à-peu dans le paysage des entreprises. Au gré des élections professionnelles. Le comité social et économique réunit les trois instances actuelles que sont les DP, le CE et le CHSCT. Pour l'instant, 9000 CSE ont été constitués en France. Un chiffre encore bien modeste, mais les entreprises ont jusqu'au 1er janvier 2020 pour s'y conformer. 

Dans le Nord Franche Comté, PSA y passera à la fin de l'année après les élections professionnelles de décembre. Pour la CGT de PSA, la réforme se traduit surtout par une baisse du nombre d'élus. Trois fois mois dans la grande usine du Doubs, selon la CGT. La baisse est de 30 % en moyenne en France. Pour Aurore Boussard délégué CGT à Sochaux, "le moment est mal choisi pour couper dans les effectifs délégués, alors que Sochaux 2022 prépare une mutation historique du site".

Pour la CFDT Métallurgie, la réforme est plutôt un moins dans le sens où elle oblige les élus à être compétents dans les trois domaines antérieurs : l'économie, le social et la sécurité. "Aujourd'hui, il est trop tôt pour faire un bilan sur le sujet. Dans un premier temps, c'est un moins pour le dialogue social, car il y aura moins d'élus pour plus de travail. Il va falloir former nos élus", estime Samuel Cretin, secrétaire du syndicat de la métallurgie dans le Pays de Montbéliard.

Coté patron, on est souvent perplexe. "Moi, je n'en vois pas vraiment l'intérêt", déclare Nicolas Moret, gérant de Technitubes à Etupes et SV découpage à Saint Vit (un peu plus de 250 salariés les deux). "Ça ne change rien, ni en plus, ni en moins, si ce n'est que les élus sont obligés aujourd'hui de s'intéresser aux trois domaines que sont l'économie, le social ou la sécurité, alors qu'ils avaient souvent une seule appétence auparavant". 

Il va falloir attendre encore quelques mois avant de se faire une idée plus précise de la réforme. Les entreprises ont jusqu'au 1er janvier 2020 pour se mettre à la page du CSE.