Économie – Social

Le "oui, mais" de la CFDT au développement de la chirurgie ambulatoire en Franche-Comté

Par Marion Streicher, France Bleu Besançon mardi 6 septembre 2016 à 12:22

La chirurgie des yeux se pratique régulièrement en ambulatoire, comme ici une opération de la myopie.
La chirurgie des yeux se pratique régulièrement en ambulatoire, comme ici une opération de la myopie. © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Le développement de la chirurgie ambulatoire est la grande tendance en matière de santé. Désormais, plus de la moitié des interventions sont réalisées en ambulatoire en Franche-Comté. C'est un progrès, mais attention, dit la CFDT, il faut tout réorganiser.

La chirurgie ambulatoire est une pratique en plein développement : elle permet de passer juste une journée à l'hôpital, pour certaines interventions. La Franche-Comté a rattrapé son retard en la matière et plus de la moitié des opérations y sont désormais réalisées en ambulatoire. Vincent Maubert, le secrétaire de la CFDT au CHU de Besançon, se veut positif, mais prudent : " Le développement de la chirurgie ambulatoire pour des opérations maîtrisées, comme les prothèses du genou ou la cataracte, est un vrai progrès pour le confort du patient et la maîtrise des dépenses de santé. Moins les séjours seront importants, moins l'hôpital aura de dépenses. Il faut donc réorganiser toute la chaîne de soins."

Développer le post opératoire 

Vincent Maubert explique : "C'est pas le tout de dire aux patients  'on vous opère et ce soir vous rentrez chez vous' , il faut les accompagner, que le traitement post opératoire soit géré comme il faut, avec des équipes pour le faire."

Attention à ne pas faire comme aux Etats Unis

Vincent Maubert veut éviter que s'installe une hospitalisation à deux vitesses : "Parce que si vous faites des interventions de plus en plus importantes , on risque de se retrouver un peu comme aux Etats Unis où vous avez des hôtels en périphérie des hôpitaux qui vont accueillir les patients à la place des hôpitaux. On se dirigerait alors vers un transfert des financements, on serait obligé de  financer d'autres structures et il n'y aurait aucune économie !"

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