Économie – Social

Le patron des policiers n'est "pas favorable" à la révision des règles de légitime défense

Par Isabelle Lassalle, France Bleu dimanche 23 octobre 2016 à 10:13

Jean-Marc Falcone, directeur général de la police.
Jean-Marc Falcone, directeur général de la police. © Maxppp -

Jean-Marc Falcone, le patron des policiers, n'est "pas favorable à ce stade" à une révision des règles de la légitime défense, selon le Journal du Dimanche publié ce dimanche 23 octobre.

Réviser les règles de la légitime défense, c'est l'une des demandes des policiers en colère qui manifestent depuis lundi, et aussi des syndicats. Mais le patron des policiers Jean-Marc Falcone l'a annoncé au JDD, il n'est "pas favorable à ce stade" à une révision des règles de la légitime défense

Au sujet des quatre policiers blessés lors de l'attaque au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne), le directeur général de la police nationale (DGPN) précise que "oui, sans problème", les policiers auraient pu tirer sur leurs agresseurs.

"On les attaque, on les empêche de sortir de leur voiture, on menace de les brûler, à mon sens tous les éléments constitutifs de la légitime défense étaient engagés. Ils auraient tout à fait pu tirer", Jean-Marc Falcone.

"Quant à changer les textes actuels (sur la légitime défense), on peut toujours y réfléchir, mais je n'y suis pas favorable à ce stade, considérant que les règles d'emploi des armes ont été récemment élargies par la loi du 3 juin 2016", renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.

Revoir les missions des policiers

Sur la question des charges dites "indues", comme les gardes statiques, de palais de justice ou de préfectures, et de détenus à l'hôpital, dont les policiers ne veulent plus, "ils ont raison ! Je leur dis qu'il faut revoir les missions", assure Jean-Marc Falcone, précisant notamment que la garde de détenus hospitalisés "mobilise 300 policiers".

"En tant que chef de ces hommes, je comprends leur grand malaise", Jean-Marc Falcone

"Et je vous dis aussi que je partage la quasi-totalité de leurs revendications" mais le patron de la police a rappelé également ne "pas partager leur façon" de manifester leur colère.

Mais le patron des policiers rappelle qu'il est "hors de question de manifester devant le ministère de l'Intérieur et l'Élysée. Mercredi et jeudi soir, il y a eu des tentatives. Si cela devait aller plus loin, chacun prendra ses responsabilités".

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