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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Le patron du Medef en Savoie : "Boucler le financement de la réforme sans mesure d'âge serait une erreur"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

INTERVIEW - Geoffroy Roux de Bézieux était présent à Chambéry ce vendredi. Il s'est exprimé sur la crise provoquée par la réforme des retraites. Le patron du Medef ne mâche pas ses mots sur la communication du gouvernement et sur le comportement de la CGT.

Geoffroy Roux de Bézieux
Geoffroy Roux de Bézieux © Radio France - Christophe Van Veen

Chambéry, France

Ce vendredi, le projet de loi sur la réforme des retraites a été présenté en conseil de ministres, après deux mois de grève nationale. Le président du Medef, le syndicat patronal, était à Chambéry, à l'occasion des vœux du Medef de Savoie. Geoffroy Roux de Bézieux venait de recevoir l'étude d'impact de la réforme. Pour lui, tout va se jouer avec le financement de la réforme.

France Bleu Pays de Savoie : Qu'attendez-vous de la prochaine réforme des retraites aujourd'hui ?

Geoffroy Roux de Bézieux : Il n'y a pas beaucoup de surprises à attendre au niveau du conseil des ministres. On connaît désormais la loi. Tout va se jouer à partir de jeudi prochain avec la conférence de financement. Qu'on soit pour ou contre cette réforme, on a besoin qu'elle soit équilibrée financièrement. 

Certains syndicats refusent de s'associer au financement d'une réforme qu'ils contestent...

On peut se mettre dans le refus absolu. Je respecte les idées de chacun, mais les Français ont voté en 2017 et la réforme était contenue dans le programme d'Emmanuel Macron. Je suis un républicain, je respecte la démocratie. D'ailleurs, au Medef, au départ, on n'a pas souhaité cette réforme universelle. On aurait préféré  un système autonome pour les fonctionnaires, autonome pour le privé, autonome pour les indépendants - on voit voit bien les inquiétudes que ça crée chez les avocats par exemple. Bon, maintenant qu'on en est là et que le pays est dans l'état où il est, il faut qu'on arrive à trouver un compromis intelligent.

A ce jour, cette réforme va-t-elle coûter cher ?

J'ai reçu la simulation, le rapport sur l'impact, une étude de 1.000 pages hier soir, je n'ai pas encore lu, j'y passerai mon week-end sûrement ! La réalité démographique est connue et elle ne va pas faire plaisir à tout le monde. C'est difficile à entendre mais on va devoir travailler plus. 

"Les deux ans de concertation n'ont pas servi à grand chose" - Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef

Reculer sur l'âge pivot était-ce une erreur du gouvernement ?

Boucler le financement sans mesure d'âge serait une erreur. Peut-on moduler un peu ? Oui mais 90 % du financement seront assurés par la mesure d'âge. J'entends le slogan de la CGT qu'on voit fleurir : "Retraite à points, retraite en moins." Mais c'est faux ! La réforme telle qu'elle est aujourd'hui, entre 64 et 67 ans, elle va permettre à des gens de partir plus tôt. Un tiers des salariés du privé sont actuellement obligés d'attendre 67 ans pour liquider leur pension !

Comment le Medef se positionne-t'il dans le conflit actuel ? 

Je me désole d'une part que le gouvernement -et notamment le haut commissaire [Jean-Paul Delevoye]- n'aient pas réussi à expliquer les faiblesses du système actuel. Les deux ans de concertation n'ont pas servi à grand chose. Et je me désole aussi de voir ce qui se passe aujourd'hui en France, à savoir les violences, les intimidations, les coupures d'électricité... Je ne pense pas que dans une démocratie on puisse résoudre des conflits en prenant en otage des ports, par exemple. J'étais aujourd'hui chez la société Alpina qui me dit souffrir de pièces bloquées dans le port de Marseille. Les conséquences ne seront pas pour les actionnaires, contrairement à ce que dit la CGT. Les conséquences seront payées par les salariés, par l'intérim. 

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