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Économie – Social

Faute de clients, le patron de la supérette Vival à Bourganeuf pense à mettre la clé sous la porte

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Par , France Bleu Creuse

Depuis maintenant presque trois ans, la supérette Vival à Bourganeuf, sur la place de l'Hôtel de ville est tenu par Philippe Kolodziejczak et sa femme. Ils sont pour l'instant déçus du nombre de clients et pensent désormais à mettre la clé sous la porte.

Philippe Kolodziejczak derrière le comptoir de sa supérette
Philippe Kolodziejczak derrière le comptoir de sa supérette © Radio France - Olivier Estran

Bourganeuf, France

Philippe Kolodziejczak et sa femme sont arrivés en Creuse il y a presque 3 ans. Ils arrivaient à l'époque de région parisienne avec l'envie d'ouvrir un commerce en ruralité. Ils avaient confiance dans leur projet : ils ont de l'expérience dans le commerce et les locaux où est installée la supérette sont bien situés, en plein cœur de Bourganeuf, sur la place de l'hôtel de ville

L'accueil est bon, le couple apprécie les habitants. Et la première année se passe bien, grâce à une affluence touristique importante. La deuxième année est pourtant moins bonne et la troisième ne s'annonce pas bien. Les commerçants sont déçus. Ils n'ont pas assez de clients et déplorent que les Bourgagniauds ne passent pas assez souvent la porte de leur supérette

Pourquoi ils ne viennent pas ? Je ne sais pas ! Pourtant on est plutôt sympa de prime abord, du commerce ça fait perpète qu'on en fait. Les clients sont bien accueillis, le magasin est toujours propre... Je comprends pas !

Pour le patron du Vival, les habitants ont du mal à changer leurs habitudes :

Ils ont tous des bonnes raisons ! J'ai déjà entendu : tu comprends moi je passe par Guéret j'en profite pour faire mes courses... Voilà ! Je ne sais pas quoi vous dire. Sauf qu'on est en train de se poser la question : va-t-on rester ? 

Philippe Kolodziejczak a bien conscience d'être un commerce d'appoint. Mais si ils avaient plus de clients qui venaient faire un petit panier de dépannage autour de 20 euros (par exemple) la vie serait plus facile. Il comprend d'autant moins cette attitude qu'il entend souvent un discours qui déplore qu'en Creuse les centres-villes se meurent, faute de boutiques. 

Le maire de Bourganeuf Jean-Pierre Jouhaud entend l'appel du commerçant et encourage lui-même les habitants à faire leurs courses en centre-ville

J'ai déjà dit à plusieurs reprises que les commerces n'étaient pas fait pour éclairer la rue, mais que quand on voulait des commerces, il fallait y aller. Au début, quand ils sont arrivés, on m'a dit : "ah oui c'est bien pour dépanner". Mais un commerce qui ne fait que dépanner, ce n'est pas un commerce qui peut vivre bien longtemps. Si on veut que le marché perdure, il faut aller sur le marché. Si on veut que les commerçants perdurent, il faut aller chez les commerçants. 

Le maire qui est le seul élu du Conseil municipal à aller faire ses courses au Vival, selon Philippe Kolodziejczak. 

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