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Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

GM&S : face-à-face tendu entre les salariés et le repreneur potentiel

jeudi 27 juillet 2017 à 12:05 Par Sophie Peretti et Marc Bertrand, France Bleu Berry, France Bleu Creuse, France Bleu Limousin et France Bleu

Alain Martineau, le PDG du groupe GMD a rencontré les salariés de GM et S jeudi à l'usine de La Souterraine. Le seul candidat à la reprise de l'équipementier automobile voulait les convaincre de l’intérêt de son offre. Il a été froidement accueilli.

Alain Martineau, le patron de GMD à l'usine GM&S de La Souterraine
Alain Martineau, le patron de GMD à l'usine GM&S de La Souterraine © Radio France - Marc Bertrand

La Souterraine, France

Le patron de GMD n'a pas été accueilli à bras ouvertsLe patron de GMD n'a pas été accueilli à bras ouverts. Le PDG du groupe GMD, Alain Martineau, a rencontré jeudi les salariés de l'entreprise GM et S à la Souterraine. Le dirigeant de l'emboutisseur GMD, seul repreneur en lice pour l'équipementier GM et S, a tenté de convaincre les salariés de son offre de reprise partielle de 120 emplois sur 277, au cours d'un échange tendu.

Je viens sauver 120 emplois, je ne viens pas casser 150 emplois" - Alain Martineau.

La rencontre, dans la tôlerie de l'usine, a été chahutée, les salariés estimant que le patron de GMD a bénéficié d'aides conséquentes de la part de l'Etat et des constructeurs automobiles, pour ne reprendre en fin de compte que 120 personnes.

"Un syndicaliste, il ne peut pas adhérer à une solution finale qui fait 150 licenciements, c'est pas possible, on ne peut pas dire 'j'adhère'. Maintenant, petit à petit ils comprennent qu'il vaut mieux ça" et continuer le développement du site "plutôt que rien", a estimé le patron de GMD après avoir rencontré l'ensemble du personnel.

Le patron de GMD n'a pas été accueilli à bras ouverts

"Moi je m'occupe de ceux qui restent, en espérant qu'on va se développer et embaucher d'autre gens", a posé M. Martineau. "PSA et Renault ont donné des vues à cinq ans de chiffre d'affaires, donc on a le temps de s'organiser, de se développer, de regagner la confiance des clients et de repartir, pas de doute."

"Il faut attendre l'audience de lundi, que l'offre soit ferme pour qu'après la procédure soit ferme", a réagi Patrick Brun, délégué syndical CGT. S'ensuivront des consultations du comité d'entreprise.

C'est à nous de lui faire la démonstration qu'à 120, c'est pas jouable" - Patrick Brun, délégué CGT

Alain Martineau s'est rendu au ministère de l'Economie jeudi soir. Vendredi, il doit rencontrer les responsables de Renault et de PSA. Les constructeurs ont promis 110 millions d'euros sur 5 ans pour le site de La Souterraine. Les salariés espèrent que la question des indemnités supralégales de licenciement seront abordées dans cette réunion.