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Économie – Social

Le personnel de l'EHPAD en surchauffe à Semur-en-Auxois

vendredi 12 janvier 2018 à 20:04 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Selon la CGT 100% du personnel était gréviste ce vendredi à la résidence médicalisée de l'Auxois de Semur... Le syndicat avait déposé un préavis de grève générale au centre hospitalier Robert-Morlevat.

Le personnel gréviste de l'hôpital Robert-Morlevat de Semur-en-Auxois, parmi eux, beaucoup travaillent au sein de l'Ehpad
Le personnel gréviste de l'hôpital Robert-Morlevat de Semur-en-Auxois, parmi eux, beaucoup travaillent au sein de l'Ehpad © Radio France - Thomas Nougaillon

21140 Semur-en-Auxois, France

Dans cet EHPAD, il s'agissait de dénoncer le manque de moyens financiers et humains qui pénalisent le bon fonctionnement de cette maison de retraite publique. En fait la CGT a profité de la venue de Pierre Pribile, directeur général de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté à l'hôpital de Semur-en-Auxois pour faire entendre la voix des salariés. Pierre Pribile était là pour la signature d'une convention entre l'hôpital de Semur et celui de Dijon. Il a reçu le syndicat et les personnels grévistes au cours d'une entrevue informelle. La CGT évoque, depuis les fêtes, 20 arrêts maladies "qui durent" chez le personnel et parle même de "burn out" chez certaines infirmières et aides soignantes. 

Denis Bétand secrétaire général de la CGT - Radio France
Denis Bétand secrétaire général de la CGT © Radio France - Thomas Nougaillon

"Comme à l'usine"

Pour remédier au problème la CGT a une solution. Elle réclame 15 postes supplémentaires ou le retrait de 20 places dans cet EHPAD de 195 lits pour faire face aux "cadences infernales". En attendant Denis Bétand secrétaire général de la CGT dénonce "une organisation qui ne répond pas aux besoins des personnels". "Le personnel est usé, quand on rencontre les gens qui travaillent ici, ils pleurent... Leurs conditions de travail sont tellement indignes des soins qu'ils ont envie de donner!" En fait "c'est un chronomètre qui marche, c'est une pression de l'horloge et quelle que soit l'allure où ils vont ce n'est jamais suffisant pour répondre aux besoins des résidents" explique Denis Bétand. "Il y a eu une prise de conscience des personnels pour dire "on ne peut plus travailler comme çà" la direction nous impose des soins de production comme si on était dans une usine c'est ce qui explique 100% de mobilisation aujourd'hui" conclut le syndicaliste.

Denis Bétand de la CGT

"70 nouveaux lits pour améliorer les conditions de travail de nos personnels"

Émily Ozenfant, directrice adjointe de la résidence médicalisée de l'Auxois reconnaît des conditions de travail difficiles...  Que propose t-elle aux grévistes pour mettre fin au malaise? "Nous avons eu une réunion lundi soir avec la CGT, il a été décidé par la direction de créer un poste d'infirmier supplémentaire en horaire d'après-midi. Nous allons aussi conduire une étude ergonomique avec la participation des personnels. Et nous avons également prévu d'investir dans près de 70 nouveaux lits médicalisés pour améliorer les conditions de confort de nos résidents et les conditions de travail de nos personnels."

Émily Ozenfant, directrice adjointe de la résidence médicalisée

Émily Ozenfant, directrice adjointe de la résidence médicalisée de l'Auxois reconnaît des conditions de travail difficiles - Radio France
Émily Ozenfant, directrice adjointe de la résidence médicalisée de l'Auxois reconnaît des conditions de travail difficiles © Radio France - Thomas Nougaillon

"Les infirmières ont 2 minutes pour faire un soin, les aides soignantes 7 minutes pour une toilette" selon la CGT

Ces mesures annoncées par la direction seront-elles suffisantes pour désamorcer cette situation de crise? Selon la CGT les infirmières auraient à peine -par exemple- deux minutes pour faire un soin à un patient tandis que les aides-soignantes de la résidence médicalisée disposeraient de leur côté de tout juste sept minutes, montre en main, pour une toilette? Un malaise qui n'est pas propre à l'EHPAD de Semur-en-Auxois, d'ailleurs, le 30 janvier prochain l'ensemble des EHPAD de France est appelé à un mouvement de grève national. Un mouvement à l'appel de la CGT, de FO ou encore de l'UNSA il s'agit de dénoncer une réforme qui devrait engendrer une baisse de 200 millions d'euros d'euros de dotations annuelles allouées aux maisons de retraite publiques.

Écoutez l'échange entre des membres du personnel de l'Ehpad et Pierre Pribile

Le personnel a été reçu par Pierre Pribile, directeur général de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté en marge de la signature d'une convention entre les hôpitaux de Semur et de Dijon - Radio France
Le personnel a été reçu par Pierre Pribile, directeur général de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté en marge de la signature d'une convention entre les hôpitaux de Semur et de Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon