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Économie – Social

Le plan hôpital est « largement insuffisant » pour le Syndicat des médecins de l’Isère

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Par , , France Bleu Isère

Au lendemain de l’annonce du « Plan d’urgence pour sauver l’hôpital » par le gouvernement, Didier Legeais, vice-président du Syndicat des médecins de l’Isère craint que ça ne suffise pas pour calmer la gronde des personnels hospitaliers qui sont aujourd’hui « à bout ».

Devant l'hôpital de Chambery en Savoie.
Devant l'hôpital de Chambery en Savoie. © Radio France - Victor Vasseur

Isère, France

Parmi les promesses du Plan hôpital du gouvernement, un coup de pouce d’1,5 milliard d’euros sur trois ans, une prime de 800 euros net attribuée aux infirmiers et aide-soignants vivant à Paris et en proche banlieue. Des mesures d’urgence « largement insuffisantes » pour sauver l’hôpital public d’après Didier Legeais, vice-président du Syndicat des médecins de l’Isère : « rien que pour le budget des hôpitaux qui fait 90 milliards d’euros, les 1,5 milliards en plus, vont représenter 0,5% d’augmentation ». 

Pour ce médecin spécialiste en libéral à la clinique d’Alembert, les personnels hospitaliers sont aujourd’hui à bout, et ne peuvent donc pas se réjouir de ces mesures. « Après toutes les lois Santé des gouvernements, on a mis à mal tout le personnel hospitalier ». Des lois antérieures au gouvernement actuel certes, affirme Didier Legeais mais pour lui ces mesures arrivent trop tard. « Ça fait 30 ans qu’on nous demande de faire plus avec toujours moins, pointe-t-il du doigt, et quand on descendait dans la rue pour crier notre malaise, les politiques et les médias faisaient preuve d’un certain mépris en disant qu’il y avait déjà assez d’argent dans l’hôpital. »

on a fermé des lits, et interdit aux médecins libéraux de faire des gardes de nuit

De plus, « on demande aux médecins de faire plus de consultations par heure » s’insurge le représentant du syndicat qui rappelle qu'« en même temps qu’on a fermé des lits en médecine, en chirurgie et en psychiatrie, ce qui nous oblige à mettre les gens dehors le soir, on a interdit aux médecins libéraux de faire des gardes de nuit. Après on s’étonne que les urgences craquent ? »  Pour lui Didier Legeais l‘urgence, aujourd’hui, c’est la création de postes et la réouverture des lits.

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