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Économie – Social

Le plus vieux magasin de La Rochelle ne veut pas mourir

lundi 27 mars 2017 à 19:00 Par Catherine Berchadsky et Marie-Laurence Dalle, France Bleu La Rochelle et France Bleu

"Les Chaussures Denis" ont été créées en 1860. C'est une institution à La Rochelle. Mais le magasin est aujourd'hui menacé de fermeture par le nouveau propriétaire des murs qui veut reprendre une activité. Les salariés en appellent aux clients et lancent une souscription pour tenter de le sauver.

Le magasin, une institution à La Rochelle, est aujourd'hui menacé de fermeture
Le magasin, une institution à La Rochelle, est aujourd'hui menacé de fermeture © Radio France - Catherine Berchadsky

La Rochelle, France

Nicole Landreau travaille depuis 36 ans dans la boutique "Chaussures Denis". Elle veut croire que les clients vont sauver sa boutique. "Tous les jours des gens nous disent : il ne faut pas que le magasin disparaisse". Le magasin est une institution, c'est le plus vieux commerce du centre ville à La Rochelle. Tout le monde connait la devanture des "Chaussures Denis", 36 bis rue des Merciers. Des charentaises et pantoufles de toutes les couleurs sont en vitrine. La boutique a été crée 1860 par la famille Denis qui lui a donné son nom et l'a transmise de génération en génération. Son dernier représentant Claude Denis est décédé il y a 6 ans, en 2011 et n'avait pas d'héritier. Il l'a léguée dans son testament à l'Institut Pasteur avec pour objectif d'en poursuivre l'activité, ce que l'institut a fait jusqu'à présent.

Les murs ont été vendus, et le nouveau propriétaire à proposé une indemnité d'éviction

Mais le commerce ne se porte pas bien "l'activité est en baisse depuis la disparition de Monsieur Denis" , souligne Patrick Willems, avocat à la retraite qui a été sollicité par les salariés "il devait être pour quelque chose dans la réalisation du chiffre d'affaire, et puis il vivait au milieu de ses chaussures, sur les 3 niveaux du magasin". Aujourd'hui l'équipe ne dispose plus que du rez-de-chaussée et de la cave pour stocker les chaussures. Le choix de marques et le nombre de modèles proposés a baissé : il n'y a plus que 5.000 paires en stock contre 15.000 il y a 6 ans. Deux salariés ont été licenciés, une troisième est partie à la retraite. Les trois restant risquent de perdre leur emploi : les murs ont été vendus et le nouveau propriétaire qui veut reprendre une activité a proposé à l'institut une indemnité d'éviction de 300.000 euros.

Les charentaises traditionnelles les "Degorces" sont alignées derrière le comptoir  - Radio France
Les charentaises traditionnelles les "Degorces" sont alignées derrière le comptoir © Radio France - Catherine Berchadsky

Trouver 300.000 euros avant le mois de juin

Les salariées craignent que l'institut Pasteur, qui n'a pas vocation à gérer une boutique, accepte finalement la proposition du propriétaire. D'où l'idée de lancer une souscription auprès des clients. Il s'agira un prêt "au taux plus élevé que le livret A, autour de 2 à 3% sur une durée de 5 à 8 ans*_",_ indique l'avocat à la retraite Patrick Willems qui aide les salariées. _"Il ne faut pas que le magasin disparaisse, il a une âme"*_ , ajoute Nicole Landureau, la vendeuse. La souscription de 300.000 euros sera lancée dans les jours qui viennent. Les salariées ont jusqu'au mois de juin pour réunir la somme qu'elles verseront à l'Institut Pasteur pour sauver la boutique.

Les "Chaussures Denis" ne veulent pas mourir. Reportage

Les charentaises "Rondineau", plus modernes sont mises en avant en vitrine  - Radio France
Les charentaises "Rondineau", plus modernes sont mises en avant en vitrine © Radio France - Catherine Berchadsky