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Économie – Social DOSSIER : Brexit

Le port de Cherbourg se prépare à un Brexit dur

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Face à l'incertitude, les autorités se préparent à la forte probabilité d'un Brexit dur. La France a décidé de déclencher un plan national de 50 millions d'euros de travaux dans les ports et les aéroports, comme à Cherbourg.

Le port de Cherbourg accueille jusqu'à six escales de ferries par jour, comme prochainement le navire de l'Irish Ferries, le W. B. Yeats
Le port de Cherbourg accueille jusqu'à six escales de ferries par jour, comme prochainement le navire de l'Irish Ferries, le W. B. Yeats © Radio France - Pierre Coquelin

Cherbourg, France

La France envisage le pire des scénarios pour le Brexit. Jeudi matin, le Premier ministre a déclenché le plan national pour faire face aux effets de la sortie des britanniques de l'Union européenne sans accord. Concrètement, il se traduit par 50 millions d'euros de travaux d'aménagement dans les ports et les aéroports, et près de 600 embauches, de douaniers et de vétérinaires notamment. "Aujourd'hui, on a comme une barrière de péage ; demain, dès le 29 mars, ce sera une vraie frontière, synthétise Philippe Deiss, le directeur général de Ports de Normandie. Nous avons besoin d'organiser ces contrôles sans impacter l'escale du navire, qui doit rester aussi fluide qu'aujourd'hui. En 45 minutes, le navire doit être complètement vidé, et en 45 minutes totalement rempli, car en 1h30 il faut qu'il soit reparti". 

Yannick Millet, directeur général SAS Port de Cherbourg : "On va forcément passer par du bricolage dans l'immédiat"

Un bâtiment pour les contrôles phytosanitaires

ça fait 15 mois qu'en Normandie, les ports se préparent à la sortie des Britanniques de l'UE. Comme à Cherbourg, où 18.000 poids-lourds transitent chaque année. il faut donc réaménager une partie des 32 hectares du site. "Une question qui entraîne des contraintes énormes en terme de temps, d'espace et d'argent", explique Philippe Deiss. "On va forcément passer par du bricolage dans l'immédiat le temps d'être prêt, en sachant que même si l'Etat a mis en place des ordonnances d’allègement sur les permis de construire, il va falloir tracer un certain nombre de choses malgré tout", confie Yannick Millet, directeur général SAS Port de Cherbourg : augmenter les terminaux pour avoir plus d'espaces de stationnement dans l'attente des contrôles, délocaliser les phares et balises, organiser des files d'attente distinctes, aménager un bâtiment de contrôles phytosanitaires (un dossier a été déposé le 15 décembre et a été remonté au ministère). Au total, Ports de Normandie table sur 5 à 10 millions d'euros de solutions pérennes par port

Philippe Deiss, directeur général Ports de Normandie : "Une question qui entraîne des contraintes énormes en terme de temps, d'espace et d'argent"

Gestion des flux

D'autant que Cherbourg offre une particularité, avec des navires qui arrivent à la fois d'Irlande et de Grande-Bretagne. Autant dire qu'après le 29 mars, il faudra dissocier les flux entre ressortissants de l'Union et ceux hors-UE. "Il est hors de question pour les transporteurs irlandais de se retrouver dans les mêmes fils que les Anglais. On peut avoir jusqu'à six escales par jour à Cherbourg, mélangeant les deux", ajoute Philippe Deiss. "On a un goulot d’étranglement devant les CMN où l'ensemble des flux entrants et sortants vont passer", note Yannick Millet. 

Le port de Cherbourg traite par an, pour le Transmanche :

  • 585.382 passagers (378.041 issus du Royaume-Uni, 207.341 d'Irlande)
  • 180.666 véhicules de tourisme (122.939 du Royaume-Uni, 57.727 d'Irlande)
  • 48.996 poids-lourds (18.310 du Royaume-Uni, 30.686 d'Irlande)
  • 793 escales (508 du Royaume-Uni, 285 d'Irlande)
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