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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Le prêche de la mosquée de Saint-Étienne en hommage à Samuel Paty

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une semaine après la mort de Samuel Paty, un prêche attendu était donné ce vendredi 23 octobre à la Grande Mosquée Mohamed VI de Saint-Étienne. Un prêche en hommage à l'enseignant tué et avec un message d'unité et de rassemblement de la communauté musulmane au sein de la société française.

Une semaine après la mort par décapitation de Samuel Paty, Tarek Abounour, imam et président de l'institut d'enseignement supérieur islamique de Paris, a livré un message d'hommage et d'unité aux fidèles de la mosquée de Saint-Etienne.
Une semaine après la mort par décapitation de Samuel Paty, Tarek Abounour, imam et président de l'institut d'enseignement supérieur islamique de Paris, a livré un message d'hommage et d'unité aux fidèles de la mosquée de Saint-Etienne. © Radio France - Julien Gonzalez

Tous les vendredis, les prêches de la Grande Mosquée Mohamed VI de Saint-Etienne sont l'occasion d'aborder des faits de l'actualité et ce vendredi 23 octobre, toutes les prières et les messages étaient à l'attention de Samuel Paty. Un prêche délivré par l'imam Tarek Abounour, président de l'institut d'enseignement supérieur islamique de Paris, qui a condamné d'emblée l'attentat contre l'enseignant, "cet acte odieux et barbare". Message clairement partagé par Mohammed qui n'a qu'une pensée ce vendredi : prier pour Samuel Paty, montrer l'unité nationale. Car ce stéphanois redoute les amalgames.

"Il faut ouvrir les mosquées, il faut être ouvert à tous !"

Pour Mohammed, toutes les initiatives sont bonnes pour ouvrir les mosquées avec des portes ouvertes et des ateliers pour faire se rencontrer croyants et non croyants.

"Ceux qui ne sont pas musulmans peuvent croire que l'islam, ça incite au crime alors que ça n'a rien à voir. Il faut ouvrir les mosquées, il faut être ouvert à tous ceux qui veulent connaître la vérité. Il faut des portes ouvertes, des ateliers, il faut ouvrir des conférences pour expliquer les choses". "Ouvrir les portes des mosquées", c'est précisément le prêche de l'imam qui demande aussi aux parents et notamment aux parents d'élèves de parler à leurs enfants, de ne pas abandonner l'éducation de leurs enfants. Un message qui va droit au cœur de Ben.

"Les parents n'éduquent pas !"

Pour Ben, fidèle depuis des années de la mosquée de Saint-Etienne, il y a un vrai laisser-aller des parents dans l'éducation de leurs enfants

"Vous avez peur même de vos enfants ! Un gamin de 14 ans, vous croyez qu'il va écouter ses parents ? Non ! Les parents n'éduquent pas ! Les enfants vont à l'école, ils sortent de l'école, ils ne font ni leurs devoirs ni rien du tout. Ca fait peur !" Pour Youssef Affif, directeur des Affaires culturelles de la Mosquée stéphanoise, il faut aussi un temps de la réflexion et de la concertation pour éviter que la situation n’empire et ne surtout pas réagir à chaud.

"Il faut qu'on ne soit pas dans la réaction, dépassionner tout ça !"

Pour Youssef Affif, directeur des Affaires culturelles de la Mosquée de Saint-Etienne il faut un temps de la réflexion et de la concertation.

"Il y a certaines choses qui va falloir mettre en place, il faut aussi qu'on ne soit pas dans la réaction, dépassionner tout ça et essayer de faire ce qu'il faut mais sans être dans une réaction qui pourrait nuire même à cette cohésion nationale. L'idée, c'est de creuser des pistes qu'on n'a pas encore explorées, c'est d'essayer de concentrer le discours sur les jeunes, surtout sur ces clés d'outils et de compréhension et de leur rendre compréhensible le fait qu'ils doivent avoir justement cet esprit critique et c'est je pense ce qui va être salvateur pour nous tous."

Une éducation des jeunes où l'imam doit être un soutien comme l'explique Tarek Abounour, imam en région parisienne et président de l'institut d'enseignement supérieur islamique de Paris.

Aujourd'hui il y a les réseaux sociaux, il y a ce cher Facebook, ce cher Google qui nous dépassent de loin et qui sont incontrôlables ! 

Tarek Abounour, imam en région parisienne et président de l'institut d'enseignement supérieur islamique de Paris, explique que les imams font tout ce qu'ils peuvent mais que l'influence des réseaux sociaux est considérable.

"On passe des messages de paix, on n'arrête pas d'enseigner aux jeunes, et même parfois on va les chercher. On essaie de les sauver comme on peut mais malheureusement, on est dépassé par les événements parce qu'aujourd'hui il y a les réseaux sociaux, il y a ce cher Facebook et ce cher Google qui nous dépassent de loin et qui sont incontrôlables." Lutter contre les messages violents sur les réseaux sociaux, c'est précisément l'objet du Conseil de défense et de sécurité nationale de ce vendredi qui a fait de la lutte contre la haine en ligne sa priorité. Un Conseil de défense qui a par exemple débouché sur la création d’un nouveau délit pour sanctionner ceux qui menacent des fonctionnaires ou des agents de service public

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