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Économie – Social

Le président de la Métropole de Tours n'a pas envie de renouveler le contrat entre Ryanair et l'aéroport

mardi 26 septembre 2017 à 5:53 Par Boris Compain, France Bleu Touraine

Ryanair est actuellement la seule compagnie régulière qui dessert l'aéroport de Tours, par lequel près de 200 000 passagers ont transité l'an dernier, mais certaines pratiques de la compagnie low-cost incitent les élus de la Métropole à s'interroger sur la poursuite de ce partenariat après 2023.

Ryanair est est lié par à l'aéroport de Tours jusqu'en 2023 par convention.
Ryanair est est lié par à l'aéroport de Tours jusqu'en 2023 par convention. © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Indre-et-Loire, France

Il a beaucoup été question de Ryanair, ce lundi soir, au conseil de la métropole Tours Val de Loire. Cette compagnie aérienne irlandaise low-cost est la seule à desservir l'aéroport de Tours, mais elle est de plus en plus critiquée parce qu'elle pratique l'évasion fiscale, parce qu'elle accumule les retards et aussi parce qu'il y a quelques jours, elle a subitement décidé d'annuler 2100 vols, pour faire des économies. Un vol depuis Tours a d'ailleurs été concerné.

Ryanair et l'aéroport de Tours sont liés par convention pour encore six ans

Selon l'écologiste Emmanuel Denis, ça commence à faire trop. L'élu a donc interrogé lundi soir le président de la métropole, en lui demandant si il était toujours raisonnable de verser, chaque année, 3 millions d'euros de subventions publiques à Ryanair. Frédéric Augis, vice-président en charge des transports, a rappelé que Ryanair avait tout de même rajouté des vols chaque semaine, durant trois mois, pour satisfaire une demande plus forte que prévue. Il a également souligné l'importance de l'aéroport pour l'activité économique de toute la métropole. Le président Philippe Briand a répondu également, laissant entendre que Ryanair serait au minimum mise en concurrence avec d'autres compagnies.

"En 2023, la situation s'arrête avec Ryanair et il faut qu'on soit prêt. Moi je n'ai pas envie de renouveler le contrat : c'est simple, c'est clair, ça. Les trois millions d'euros qui s'en vont vers Ryanair, je préfère qu'on les mette pour avoir un aéroport autonome, mais qui puisse continuer à faire du passager. Parce que les choses évoluent. Il y a quelques années, on nous aurait dit que les lignes vers le Portugal, l'Afrique du Nord ou l'Angleterre marcheraient aussi bien, on ne l'aurait pas cru". Philippe Briand

L'an dernier, près de 200 000 passagers ont transité par l'aéroport de Tours, un aéroport dont l'avenir est rendu incertain par le départ programmé de l'école de chasse, en 2021.

"J'ai fait une réunion de travail avec l'armée, pour savoir comment les choses s'organisent. Pour l'instant, je suis incapable de vous dire quelle est l'intention de l'armée de l'air, hormis quitter Tours pour l'école de chasse. La base, c'est 270 hectares plus les terrains qui sont autour. Dans les 30 ans qui viennent, ce sera un formidable endroit de développement pour notre métropole". Philippe Briand