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Économie – Social

Le président des retraités agricoles de Dordogne furieux après le report du vote pour l'augmentation des pensions

jeudi 8 mars 2018 à 10:12 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

Le vote devait avoir lieu ce mercredi soir au Sénat, après un vote unanime à l'Assemblée nationale l'an dernier. Objectif: revaloriser à 85% du SMIC les pensions des retraités agricoles. Mais le gouvernement a voulu reporter la mesure, provoquant la colère de certains élus et des associations

Une manifestation des retraités agricoles - illustration
Une manifestation des retraités agricoles - illustration © Maxppp - Maxppp

Périgueux, France

La très grosse colère de Roger Tréneule. Le président de l'ADRAD, l'association départementale des retraités agricoles de Dordogne.

Il était ce mercredi à Paris pour assister au vote d'une proposition de loi visant à revaloriser les pensions des retraités agricoles.  Un texte qui devait concerner plus de 280 mille retraités, eux qui ne touchent en moyenne que 730 euros par mois, très loin de la moyenne nationale des pensions et bien en dessous du seuil de pauvreté.

Sauf que le vote n'a pas eu lieu.

Vote reporté face à ce que les sénateurs communistes ont appelé "le coup de force du gouvernement". En clair, le gouvernement a voulu imposer un vote bloqué (un vote unique pour tout le texte, sans examen de chaque amendement) pour faire adopter automatiquement un autre amendement, qui repousse l'entrée en vigueur de la mesure à 2020. 

Grosse colère des retraités modestes

Le vote a finalement été reporté au 16 mai. Mais la mesure semble donc bien enterrée, malgré le vote à l'unanimité de l'Assemblée nationale sur ce même texte l'an dernier.

"Nous avons une immense déception de la part de ce gouvernement" explique Roger Tréneule, le président de l'ADRAD

"Nous avions fait un travail considérable en rencontrant tous les président des groupes politiques du Sénat et tout le monde était d'accord pour adopter cette loi. Alors nous sommes naturellement très très déçus" dit-il.

"Cet amendement, c'est un coup de force du gouvernement pour empêcher l'adoption de cette mesure" dit encore Roger Tréneule.

"J'aimerais que les députés qui nous représentent comprennent qu'avec 800 euros par mois, c'est très difficile de vivre, au moins qu'ils nous défendent" conclue le président de l'ADRAD.