Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Le pylône de téléphone mobile arrive enfin dans le village lorrain

lundi 5 mars 2018 à 18:59 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Après un débat sur des éoliennes qui a divisé le village, un pylône de téléphonie mobile vient d’être dressé à Eply, entre Nancy et Metz. Une nouveauté attendue, car aujourd’hui, certains habitants sont obligés de sortir de chez eux pour passer un coup de fil ou envoyer un SMS.

Chaque pylône coûte plus de 100 000 euros pour arroser un ou deux villages.
Chaque pylône coûte plus de 100 000 euros pour arroser un ou deux villages. © Radio France - Thierry Colin

Éply, France

Le pylône domine le village à 35 mètres de hauteur, à quelques centaines de mètres d’une zone où un projet d’éoliennes a divisé le village il y a quelques années. Cette fois, difficile de trouver des opposants à l’arrivée de la 3G sur les hauteurs d’Eply, un petit village à mi-chemin entre Nancy et Metz, à l’Est de Pont-à-Mousson. C’est même plutôt l’impatience qui domine quand on interroge les habitants qui regardent l'écran de leur téléphone portable.

La plupart des habitants sont obligés de sortir de chez eux pour téléphoner et pour certain, il faut aller au milieu de la route : «c’est agaçant, des fois on reprend le fixe» confie une habitante d’Eply.

Reportage à Eply, ou le teléphone portable passe mal.

Le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a investi 1 million 500 euros sur trois ans dans des pylônes alors que la téléphonie ne relève pas de sa compétence ; une manière d’aider les communes rurales. André Corzani, vice-président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, délégué aux infrastructures et aux mobilités, estime que l’investissement est nécessaire : «Nous savions qu’il y a avait des zones blanches, mais elles sont plus nombreuses que l’on ne pouvait le penser. Au XXIème siècle, cela apparaît comme une aberration». Pour le conseiller départemental, pouvoir utiliser un téléphone portable en zone rurale, «c’est une exigence absolue». 

Onze pylônes ont été dressés en six mois dans le département, le dernier le sera par hélicoptère, fin mars, sur les hauteurs d’Angomont près de Pierre-Percée au milieu des sapins. Chaque pylône arrose jusqu’à 5 à 7 kilomètres et il faut compter plus de 100 000 euros d’investissement pour une infrastructure qui dessert un ou deux villages. Pour l’heure un seul opérateur offrira de la 2G et de la 3G à Eply sur le pylône du Conseil départemental mais l’installation pourra accueillir d’autres opérateurs téléphoniques. Le gouvernement entend obliger les opérateurs à couvrir les zones blanches mais les élus locaux attendent de voir concrètement ce que cette injonction va donner sur le terrain.

Le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a investi 1 million 500 euros sur trois ans dans des pylônes. - Radio France
Le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a investi 1 million 500 euros sur trois ans dans des pylônes. © Radio France - Thierry Colin
Onze pylônes dressés, le dernier le sera par hélicoptère, fin mars, sur les hauteurs d’Angomont près de Pierre-Percée. - Radio France
Onze pylônes dressés, le dernier le sera par hélicoptère, fin mars, sur les hauteurs d’Angomont près de Pierre-Percée. © Radio France - Thierry Colin