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Médias – People

Le quotidien Limousin l'Echo veut profiter de ses 75 ans pour redresser la barre

jeudi 5 avril 2018 à 18:26 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

Le journal l'Echo fête cette année ses 75 ans d’existence. Pour marquer le coup, le quotidien propose à partir de lundi, une exposition retraçant son histoire. De sa naissance clandestine pendant la guerre, à ses difficultés financières encore d'actualité.

Quelques exemples des Unes engagées du journal l'Echo
Quelques exemples des Unes engagées du journal l'Echo © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Le journal l'Echo est né en Limousin pendant la seconde guerre mondiale. Il s'agit alors d'une feuille de chou imprimée clandestinement, comme nous le rappelle le directeur exécutif du journal Olivier Mouveroux :"Des ouvriers syndiqués avaient réussi à l'époque, à collecter des caractères typographiques de différentes imprimeries pour ne pas être reconnus et ne pas subir les foudres de l'occupant allemand et de la milice. Un journal alors diffusé par le maquis de Georges Guinguouin."

Des difficultés financières récurrentes 

Né sous le nom de Valmy, il est rebaptisé l'Echo-Valmy à la libération de Limoges, puis l'Echo. Un quotidien longtemps sous le giron du Parti Communiste Français et qui s'est toujours appuyé sur l'aide de ses lecteurs à travers différentes souscriptions. Cela pourrait être encore le cas cette année. Si le journal fait partie du patrimoine du Limousin, il a toujours autant de difficultés financières. Il va d'ailleurs multiplier les initiatives dans les prochaines semaines, pour que 2018 ne soit pas l'année de sa disparition.

Son directeur a bon espoir d'y arriver :"La santé financière est toujours le problème principal. On traîne comme un boulet les résultats négatifs des années précédentes. Cela devient compliqué car si on n'arrive pas à générer des bénéfices de façon un peu plus importante, on aura du mal à aller jusqu'au bout de l'année. Mais nous ne sommes pas loin. Il nous manque 50 mille euros par an pour devenir bénéficiaire. 50 mille euros, c'est un peu plus de ventes, de pubs, et quelques économies supplémentaires. On pense y arriver."

Objectif 1 500 abonnés en plus d'ici la fin de l'année

Pour se donner toutes les chances d'y parvenir, le journal va faire en sorte d'augmenter son nombre d'abonnés selon Olivier Mouveroux :"Notre problème principal en terme de vente, c'est la diffusion. D'autant qu'on n'a plus d'équipe de démarchage. Mais une scop (société coopérative et participative) a été créée pour nous accompagner dans cette démarche. Elle va arriver sur le territoire où l'on diffuse fin avril-début mai. On place beaucoup d'espoirs dans cette Scop. Sa mission sera de réaliser 1 500 abonnements d'ici la fin de l'année."

Pour survivre, le journal l'Echo va devoir multiplier ses sources de revenu dans les prochaines semaines. Un supplément papier et numérique va être lancé. Le quotidien compte aussi sur les concerts qu'il va organiser en juin place Saint Etienne à Limoges, pour faire rentrer quelques liquidités. Des concerts pour célébrer ses 75 ans et faire en sorte qu'il continue à exister. L'Echo propose aussi une exposition gratuite sur sa longue histoire, à partir de lundi, dans ses locaux de Limoges, 29 rue Claude-Henri Gorceix.