Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Le RSA est insuffisant", déplore la présidente du Secours catholique, Véronique Fayet

-
Par , France Bleu Gironde

La présidente du Secours catholique appelle à augmenter le Revenu de solidarité active (RSA). Invitée de France Bleu Gironde ce lundi, Véronique Fayet, aussi ex-adjointe d'Alain Juppé à la maire de Bordeaux, a plaidé pour un revenu augmenté à "700 ou 800 euros" et ouvert aux jeunes.

Véronique Fayet dans les studios de France Bleu Gironde en décembre 2017.
Véronique Fayet dans les studios de France Bleu Gironde en décembre 2017. © Radio France - Thomas Coignac

Invitée de France Bleu Gironde ce lundi, la présidente du Secours catholique en France, et ancienne adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux, Véronique Fayet, a plaidé pour un RSA augmenté à "700 ou 800 euros pour sortir la tête de l'eau". Actuellement de 564,79 euros pour une personne seule, le Revenu de solidarité active a vu son nombre de bénéficiaires augmenter de 8,5% depuis le début de l'année 2020. Ils étaient un peu plus de 2 millions en octobre, selon une enquête de la FNARS, la Fédération nationale des acteurs de la Solidarité.

Indépendants, auto-entrepreneurs, artisans, commerçants, intermittents du spectacle...

Une chiffre que Véronique Fayet ne trouve "pas tellement étonnant", même si elle souligne que "la Gironde ne s'en sort pas trop mal en étant dans la moyenne nationale". Au Secours catholique, "on a vu arriver des gens qui travaillent, des indépendants qui n'ont pas eu le droit au chômage partiel. Des auto-entrepreneurs, des artisans, des commerçants, intermittents du spectacle qui avaient insuffisamment travaillé", décrit-elle. 

Ce n'est pas un revenu qui permet de vivre, ça permet juste de survivre

Pour ces travailleurs qui touchaient un revenu plus élevés le choc est rude. "Au RSA, on tombe brutalement à 500 euros. Ce n'est pas un revenu qui permet de vivre, ça permet juste de survivre, de garder la tête hors de l'eau". Si la crise sanitaire a donc précarisé de nombreux Français, elle "peut nous faire prendre conscience, enfin, que ce revenu du RSA, même sil a beaucoup d’avantages, est insuffisant. 500 euros ce n'est pas un revenu digne, il faudrait pouvoir bénéficier d'un revenu digne", analyse Véronique Fayet. 

Réécoutez l'interview de Véronique Fayet sur France Bleu Gironde

Véronique Fayet, Bordelaise et présidente du Secours catholique, invitée de France Bleu Gironde ce lundi.

La présidente du Secours catholique cite un certain nombre améliorations à apporter au RSA. "Il n'est pas automatique, il y a 30% des gens qui devraient le toucher qui ne le touchent pas", dit-elle. "Il y a aussi beaucoup de sanctions qui interviennent quand les personnes n'ont pas rempli un papier, ne sont pas venus à une convocation. Et donc, ce n'est plus 500 euros qu'ils ont, mais la moité, voire encore moins". "Moins de paperasse administrative permettra de faire plus d'accompagnement social", reprend-elle. 

Elle plaide pour "un revenu automatique, sans contrepartie, et ouvert aux jeunes", insistant sur les moins de 25 ans qui ne sont actuellement pas éligibles au RSA. Le 4 décembre, dans une interview à Brut, Emmanuel Macron s'était dit "pas fan" de l'idée de l'élargir aux jeunes. 

"Les jeunes sont en danger il y a toute une génération qu'il faudrait pouvoir aider par un revenu tremplin. Une allocation pour pouvoir se nourrir, se loger, et participer aux frais d'hébergement", souhaite Véronique Fayet, insistant sur l'accompagnement. "Les jeunes veulent d'abord qu'on les accompagne pour trouver un emploi, une meilleure qualification, une utilité dans leur vie. Il faut qu'il puissent sortir de l'inactivité, de l’inutilité qui les mine et les détruit. Ce n'est pas bon pour ces jeunes de rester sans travail, ils veulent travailler", conclut-elle. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess