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Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport : quel avenir à Belfort ?

"Le sauvetage d’Alstom à Belfort par l’Etat est un gag" selon l’économiste Marc Fressoz

mercredi 5 octobre 2016 à 9:06 Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Economiste et journaliste spécialiste du ferroviaire pour le journal en ligne Mobilicité, Marc Fressoz estime que le sauvetage d’Alstom par le gouvernement est aberrant et dénonce le manque de stratégie industrielle de l’Etat et notamment pour le ferroviaire

Marc Fressoz, économiste et journaliste spécialiste du ferrorviaire
Marc Fressoz, économiste et journaliste spécialiste du ferrorviaire - capture d'écran BFM TV

Belfort, France

Pour sauver le site de production d’Alstom à Belfort, l’Etat va donc acheter quinze TGV pour la ligne Intercités Bordeaux-Marseille et six pour la liaison Paris-Turin-Milan, de son côté, la SNCF va elle commander vingt locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne, ce qui donne une visibilité pour les quatre prochaines années aux salariés belfortains. Une bonne chose sur le fond mais plus contestable sur la forme selon Marc Fressoz : "je n’ai pas trouvé de traces dans l’histoire où l’Etat se mettait à acheter des trains à la place de son opérateur la SNCF, c’est tout simplement aberrant et une politique à court terme et qui ne garantit pas la pérennité du site de Belfort".

Lire aussi > Alstom : après le sauvetage du site de Belfort, le gouvernement accusé de "bricolage"

On achète des Ferrari pour rouler en rase campagne"

Mais ce qui choque le plus Marc Fressoz, c’est cette commande de TGV pour la ligne Intercités: "cette intervention de l’Etat est un gag, mais un gag très coûteux puisque on va utiliser des TGV pour les faire rouler à petite vitesse sur les lignes classiques, c’est comme si on achète des Ferrari pour les faire rouler en rase campagne" ironise Marc Fressoz qui décerne au passage le césar du lobbying à Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom qui a su dramatiser la situation de son entreprise à six mois de la présidentielle.

Alstom doit exporter ses TGV pour espérer s’en sortir

Pour sortir de ce cercle vicieux où l’Etat joue les pompiers de service, Alstom devra absolument exporter son fameux TGV du futur 'le drame d’Alstom c’est qu’il a conçu un très bon produit mais avec un client captif et du coup n’a pas forcément conçu un train qui soit achetable par d’autres pays", et Marc Fressoz de rappeler que le TGV duplex a connu un échec retentissant en Arabie Saoudite car il n’était pas adapté à la clientèle, ce sont les espagnols qui ont donc raflé le marché. Attention donc à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Marc Fressoz, journaliste spécialisé dans le ferroviaire

Damien Meslot est soulagé mais vigilant

Damien Meslot, député maire Les Républicains de Belfort - Maxppp
Damien Meslot, député maire Les Républicains de Belfort © Maxppp - maxppp

Le député maire Les républicains de Belfort se dit soulagé du sauvetage du site de Belfort et de la sauvegarde des emplois, mais il reste prudent et annonce la création d'un comité de suivi avec les organisations syndicales, les élus locaux, le gouvernement et Alstom pour s'assurer que tout ce qui a été annoncé sera bien réalisé.

Damien Meslot, député maire Les Républicains de Belfort