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Économie – Social

Le seul service hospitalier d'addictologie d'Ardèche va fermer à Privas

jeudi 30 novembre 2017 à 6:22 Par Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme Ardèche

La direction de l'hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Privas a annoncé en comité d'établissement la fermeture des vingt lits d'addictologie le 15 janvier prochain. Selon la CGT, il s'agit de faire des économies.

L'hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Privas possède vingt lits d'addictologie
L'hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Privas possède vingt lits d'addictologie © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Privas, France

La rumeur courrait dans les couloirs depuis quelques semaines. Elle a été officialisée en comité d'établissement le 16 novembre dernier et rendue publique quelques jours plus tard. Le service qui regroupe vingt lits au sein de l'hôpital psychiatrique de Privas fermera le 15 janvier prochain. La vingtaine de membres du personnel sera réaffectée dans les autres services.

Une mesure d'économie sur le long terme

La direction n'a pas souhaité nous parler. Mais elle s'est adressée mardi aux syndicat au sein du CHSCT, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Selon la CGT, elle a expliqué qu'il s'agissait d'une mesure budgétaire nécessaire puisque l' ARS, l'agence régionale de santé, demande des efforts financiers. La CGT y voit une autre stratégie. La direction de l'hôpital Sainte-Marie doit faire face à la rénovation de l'établissement. Un hôpital très ancien construit au XIXème siècle et qui n'est plus adapté. Or, le projet de rénovation a déjà été retoqué deux fois par l' ARS. Dans cette situation, la suppression d'un service permet de faire diminuer la note de fonctionnement.

Le seul service d'addictologie d'Ardèche

A partir du 15 janvier 2018, il n'y aura plus de service hospitalier d'addictologie en Ardèche. Resteront les seules consultations qui évidemment ne permettent pas de prendre en compte les patients qui ont besoin d'un programme de sevrage ou d'accompagnement sur le long terme. Les patients seront donc reversés vers les services de psychiatrie, exactement ce qu'on avait voulu éviter il y a vingt ans en créant ce service.

Dans la Drôme, il existe deux services hospitaliers d'addictologie à Valence et Montélimar qui ne pourront pas absorber les patients ardéchois.