Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

Le soutien de Jean-Luc Mélenchon et de Philippe Poutou aux salariés de GM&S

Par Sophie Peretti et Audrey Tison, France Bleu Berry, France Bleu Creuse, France Bleu Limousin et France Bleu mardi 16 mai 2017 à 16:46 Mis à jour le mardi 16 mai 2017 à 19:55

Jean-Luc Mélenchon au côté des salariés de GM&S
Jean-Luc Mélenchon au côté des salariés de GM&S © Radio France - Audrey Tison

Les salariés de GM&S ont reçu ce mardi la visite des leaders de la France Insoumise et du NPA. Ils se sont joints aux 2.000 personnes qui ont manifesté leur solidarité avec les salariés du sous-traitant automobile au bord de la liquidation

Entre 1.500 et 2.000 personnes sont venues soutenir ce mardi les salariés de l’équipementier automobile de La Souterraine. Les 277 employés se battent contre la possible liquidation judiciaire de leur entreprise la semaine prochaine. Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise et Philippe Poutou, du NPA sont à leurs côtés. Les deux hommes ont rencontré certains salariés et visité l'usine, puis ils ont rejoint le début du cortège qui a pris la direction de la mairie de La Souterraine.

C'est une aberration de supprimer toutes les petites unités. L'Etat est actionnaire de PSA et Renault, il doit dire quelle est la priorité de l'entreprise. Faut arrêter de dire : j'y peux rien, c'est la mondialisation! - Jean-Luc Mélenchon

Clairement en campagne pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon était entouré par de nombreux militants de la France Insoumise qui ont tracté à l'entrée de l'usine. Il a pointé du doigt les constructeurs automobiles, mais aussi le précédent gouvernement, qu'il a accusé de ne pas avoir fait le nécessaire pour sauver l'entreprise. De son côté, Philippe Poutou (lui-même ouvrier chez Ford) s'en est pris à PSA et Renault. "On connaît leur stratégie, a déclaré le leader du mouvement NPA, ils sous-traitent un maximum pour ne rien devoir aux salariés, il faut ré-internaliser l'activité".

Les salariés n'ont pas besoin de Pôle Emploi ou de charité, ils veulent du travail. On ne veut pas de promesses politiques, mais une vraie stratégie industrielle - Denis Bréant de la CGT Métallurgie

Les deux anciens candidats à l'élection présidentielle ont échangé avec les ouvriers, mais n'ont pas été invités à prendre la parole au micro sur le site, les salariés estimant qu'il ne s'agissait pas d'une tribune politique. On ne les a plus revus à l'arrivée de la manifestation. Ce sont les représentants CGT venus des quatre coins de la France qui ont parlé avant et après le parcours qui a mené les 2.000 personnes de l'usine à la mairie de La Souterraine. De quoi donner du baume au coeur des salariés de La Souterraine : "c'est sûr, on va rien lâcher", dit Yann Augras, élu CGT. Tous espèrent que le nouveau Président de la République et son équipe prendront rapidement le dossier en main, le tribunal de commerce de Poitiers pourrait décider de la liquidation dès le 23 mai. Une nouvelle réunion de travail pourrait avoir lieu ce jeudi.