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Économie – Social

Le stade Matmut Atlantique de Bordeaux n'est toujours pas rentable

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Par , France Bleu Gironde

Pour sa troisième année complète d'exploitation, le stade Matmut Atlantique de Bordeaux accuse à nouveau une perte de plus de trois millions d'euros. Malgré une légère amélioration, la situation inquiète certains élus, qui craignent que la métropole ne finisse par mettre la main à la poche.

Le Matmut Atlantique enchaîne les résultats d'exploitation négatifs depuis son inauguration en 2015.
Le Matmut Atlantique enchaîne les résultats d'exploitation négatifs depuis son inauguration en 2015. © Radio France

Bordeaux, France

Bien que meilleur que l'année précédente, le résultat net d'exploitation de l'année 2018 du Matmut Atlantique est loin de la rentabilité. Le stade, dont le rapport d'exercice a été présenté ce vendredi au conseil de Bordeaux Métropole, accuse une nouvelle perte. Comme en 2016 et en 2017, elle dépasse les 3 millions d'euros. Mais le maire de Bordeaux Nicolas Florian veut y voir un signe encourageant : c'est 354 000 euros de moins que l'année précédente. La diversification des activités (concert, matchs de foot et de rugby) devrait se poursuivre pour rentabiliser l'enceinte.

C'est le problème de l'exploitant - Nicolas Florian

Cette perte pèse sur la société SBA, qui exploite le stade selon les modalités du partenariat public-privé avec la Métropole. Mais Nicolas Florian reste inflexible : la collectivité ne mettra pas la main à la poche pour combler le déficit. "C'est le problème de l'exploitant, je comprends que ce soit un problème pour eux [mais] si on a choisi ce modèle de partenariat privé public, c'est pour s'affranchir de ce genre de conséquence."

Nicolas Florian : "C'est leur travail de trouver les voies et moyens pour équilibrer économiquement le contrat"

Pierre Hurmic, conseiller métropolitain et candidat écologiste à la mairie de Bordeaux, ne croit pas au discours du maire de la ville. Pour lui, le rapport d'exploitation du stade est alarmiste et tôt ou tard, la Métropole devra participer financièrement. La révision du contrat prévue en 2020 n'inquiète pas Nicolas Florian mais Pierre Hurmic craint les demandes de l'exploitant. "SBA ne recapitalisera pas" prédit-il. "On renégociera et la collectivité devra mettre l'argent dans le financement du grand stade." 

Pierre Hurmic : "Je vous garantis qu'ils céderont à toutes les demandes financières de SBA"

En 2018, seuls deux événements ont permis au stade (42 115 places)  d'attirer plus de 40 000 spectateurs : les deux rencontres de Ligue 1 entre les Girondins de Bordeaux et le Paris-Saint-Germain.   

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