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Le télétravail rend-il les petites entreprises plus vulnérables face aux cyber-attaques ?

Avec le télétravail, les services informatiques sont sur les dents, avec la peur d’être infectés par des virus. C’est l’expérience que vient de vivre une PME nordiste qui a refusé de payer la rançon demandée par des pirates pour récupérer ses données. Constat et prévention avec la gendarmerie.

La clé pour contrer des attaques informatiques, c'est de sauvegarder ses données en externe, très régulièrement, rappellent les cybergendarmes. La clé pour contrer des attaques informatiques, c'est de sauvegarder ses données en externe, très régulièrement, rappellent les cybergendarmes.
La clé pour contrer des attaques informatiques, c'est de sauvegarder ses données en externe, très régulièrement, rappellent les cybergendarmes. © Maxppp - Joël Philippon

L’adjudant-Chef Pierre Bulté est le cybergendarme du groupement de gendarmerie du Nord. Au-delà des enquêtes, sa mission consiste à faire de la prévention en criminalité informatique, auprès des entreprises du département. 

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En ce moment, il ne constate pas de pic de procédures, suite à des demandes de rançons visant des entreprises. Mais souvent les PME victimes préfèrent rester discrètes, pour ne pas effrayer leurs clients et donc elles ne portent pas plainte. 

Attention au déconfinement

En revanche, avec le déconfinement, quand les ordinateurs vont retourner dans les entreprises, c'est là que les virus vont se déployer. "Quand les ordinateurs seront reconnectés directement aux serveurs, les rançongiciels vont se déployer", prévient d'Adjudant-Chef Bulté, qui appréhende le 11 mai.

Les rançongiciels permettent aux pirates de crypter les données informatiques des victimes et d'essayer d'obtenir qu'elles versent de l'argent dans l'espoir de les récupérer. Une somme payée en bitcoin, une monnaie virtuelle. Ces virus arrivent dans les serveurs grâce, le plus souvent, à des pièces jointes dans des mails, qu'il ne faudrait surtout pas ouvrir. 

C'est comme si vous trouviez un colis non commandé devant votre porte. Par curiosité vous l'emportez et vous l'ouvrez.

Une fois entrés, ces logiciels malveillants peuvent dormir pendant quelques temps ou se déployer immédiatement.

Les sauvegardes, la meilleure protection

Pour contrer ces tentatives d'attaques, il faut non seulement être prudent avant d'ouvrir des mails non sollicités et surtout bien mettre à jour ses logiciels et notamment l'anti-virus, qui doit être plus lourd pour les entreprises que pour les particuliers. 

Mais la clé reste de sauvegarder très régulièrement ses données en externe. Ainsi, en cas d'attaques de serveurs, il est toujours possible de réinstaller les sauvegardes et donc de limiter les dégâts. 

On peut toujours remettre toutes les données... si on les a par ailleurs.

Et en cas d'attaque, "la première chose à faire est de stopper la propagation du virus, insiste le cybergendarme.Il faut débrancher tous les disques externes, débrancher les connections au réseau et à internet. Et il faut le faire très rapidement. C'est assez brutal, mais c'est nécessaire."

Ne jamais payer les rançons

Ensuite il est conseillé de faire appel à des spécialistes, car on ne s'improvise pas experts en défense contre les cyber-attaques. Il ne faut surtout pas payer la sommes demandée, "car de toute façon, il y a peu de chances que vous récupériez le code de décryptage de vos données piratées". Et enfin, la gendarmerie demande de déposer plainte pour informer les enquêteurs spécialisés.

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