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Économie – Social

Le télétravail est l'une des pistes du gouvernement pour freiner les arrêts maladies

jeudi 15 novembre 2018 à 6:20 Par Marine Laugénie, France Bleu

Le télétravail est la nouvelle piste du gouvernement pour lutter contre les arrêts-maladie, trop coûteux pour la Sécurité sociale. Les arrêts de travail repartent à la hausse depuis 10 ans, ils coûtent 7 milliards d'euros chaque année.

Une mission lancée fin septembre par Edouard Philippe propose le "télétravail" comme une "alternative à l'arrêt de travail court".
Une mission lancée fin septembre par Edouard Philippe propose le "télétravail" comme une "alternative à l'arrêt de travail court". © Maxppp - Marc Ollivier

Travailler de chez soi au lieu d'être en arrêt. Le Premier ministre a évoqué la piste du télétravail pour favoriser la reprise des salariés absents pour raisons de santé. Le gouvernement cherche des pistes pour réduire de 200 millions d'euros l'enveloppe consacrée aux indemnités journalières. 

Des arrêts de travail trop coûteux

Chaque année, les arrêts maladies coûtent 7 milliards d'euros. Un chiffre qui augmente de 4% par an. L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) fait un constat inquiétant : 50 % des salariés arrêtés plus de six mois ne reprennent jamais le travail. Les arrêts longue durée représentent à eux seuls 44 % des dépenses, soit 4,4 milliards d'euros. Pour l'instant, le cadre est assez flou. La décision serait prise en concertation avec le salarié, l'entreprise et le médecin traitant. S'il juge le télétravail adapté à l'"état du patient", le médecin prescripteur pourrait à l'avenir cocher cette nouvelle case sur l'avis d'arrêt de travail.

Les syndicats mitigés

Pour Jérôme Vivenza, le négociateur de la CGT sur les questions de santé au travail, cette piste paraît difficile à mettre en place. "Dans ce schéma, le médecin prescripteur devrait savoir comment se passe le télétravail dans chacune des entreprises des ses patients" dit-il. "Or, le télétravail est organisé de façon très différente d'une entreprise à l'autre". La CFDT, de son côté, juge la piste intéressante pour permettre "_un retour à l'emploi progressif"_

Un rapport attendu en décembre 

Edouard Philippe a lancé une mission sur le sujet fin septembre. Les experts doivent bientôt rendre leur rapport sur la question. Autre proposition d'économies, les experts envisagent de "simplifier les calculs des indemnités pour les arrêts les plus courts", aujourd'hui chiffrés au cas par cas.  Ils ont évoqué une possible "forfaitisation" des indemnités journalières pour les arrêts de 1 à 30 jours lors d'une réunion lundi avec des responsables syndicaux et patronaux.