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Le temps de travail à la Sovab devant la justice

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Travailler plus pour gagner autant : c’est un marché dénoncé à la Sovab, la filiale de Renault qui fabrique des véhicules utilitaires à Batilly, près de Briey (Meurthe-et-Moselle). Depuis septembre, les quelques 3 000 salariés sont au même régime que leurs collègues français. Ils sont soumis à un accord de compétitivité.

Sovab
Sovab © Radio France - François Pelleray

Cet accord est attaqué en justice par 3 syndicats. L'audience devant le juge des référés s’est tenu devant le tribunal de Briey, en présence d'une cinquantaine de salariés.

Trois organisations syndicales (CGT-Sud-CFTC) veulent revenir à l'ancien temps de travail alors que Force ouvrière et la CFDT défendent l'accord de compétitivité, celles-ci étaient représentées chacune par un avocat à l'audience. Des syndicats divisés autour d'un enjeu majeur pour le groupe Renault. Car, si l'accord n'est plus valable à la Sovab, cela créera une brèche dans la stratégie du constructeur en France.

Que représente cette hausse du temps de travail ?

En moyenne, 12 minutes de plus par jour, ce qui permet d'atteindre pour certains les 35 heures. Ca n'a l'air de rien mais « allez travailler à la chaine et endurer les douleurs dans les articulations » répondent les Sovabiens, le surnom des ouvriers de la Sovab.

Quelles sont les contreparties de Renault ?

Maintenir toutes ses usines en France. Investir et même augmenter la production à Batilly. Mais toutes ces contreparties sont jugées « fallacieuses » par les 3 syndicats qui attaquent en justice. « Un jeu de dupe » car ils estiment que Renault ne donne rien de concret en échange. « La hausse de la production dépendra de toute façon de la demande. Le maintien des usines, c'est un chantage à la délocalisation. Même les hausses primes ont peu d'importance face au gel des salaires pendant 2 ans ».

Quant aux efforts pour améliorer la sécurité, « c'est l'argument le plus extravagant » aux yeux de l'avocat des syndicats plaignants, maitre Ralph Blindauer, « cela voudrait dire que la sécurité n'est actuellement pas respectée ».

Comment Renault défend cet accord de compétitivité ?

C’est une « nécessité » dans un marché de l'automobile en crise, sauf que la Sovab est le seul site en Europe à fabriquer des Masters, des véhicules utilitaires, et que les ventes se portent bien. « Oui mais on a tort de croire que personne n'est menacé » rétorque le camp Renault. « Vous feriez bien d'être davantage solidaires des autres salariés français du groupe, et davantage vous serrez les coudes entre syndicats. L'accord vaut pour toute la France, pas question de faire une exception ».

Le tribunal de Briey rendra sa décision le 23 juin.

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