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Économie – Social

Le "tiers-lieu" à Auxerre, qu'est-ce que c'est ?

mercredi 11 avril 2018 à 17:34 Par Lisa Guyenne, France Bleu Auxerre

"Espace de coworking", "fablab", "medialab" : les termes sont un peu flous pour qualifier les activités du tiers-lieu des Riverains, implanté dans les locaux de la gare d'Auxerre. Pour mieux comprendre, nous y sommes allés.

L'espace "medialab"
L'espace "medialab" © Radio France - Lisa Guyenne

Auxerre, France

Vous l'avez sans doute aperçu en passant par la gare d'Auxerre. A gauche du hall d'entrée, le tiers-lieu des Riverains est implanté depuis un an. Environ 300 mètres carrés de bureaux, mais aussi un potager et un atelier, partagés entre particuliers et entrepreneurs. 

Qu'est-ce qu'on y trouve ?

Le tiers-lieu, c'est, "réunis dans le même endroit, des associations et des activités professionnelles qui partagent et mutualisent des outils", explique Simon Laurent, à l'origine du projet. On y trouve pour l'heure : 

  • Un espace de coworking :  des bureaux partagés entre un groupe de développeurs web, et un jeune entrepreneur icaunais, Émilien Bouc. Originaire de Courgis, près de Chablis, il travaille sur une gamme de robots agricoles pour les vignes. Cela fait trois mois qu'il est installé. 

"Ici, je paie une centaine d'euros de loyer pour travailler" - Emilien Bouc

  • Un "medialab" "Pour produire de la vidéo, de l'audio, et de la sérigraphie pour les particuliers, les professionnels et les collectivités" précise Simon Laurent. A terme, on pourra par exemple s'en servir pour réaliser un film, tourner des clips musicaux, etc.
  • Un "fablab" où les particuliers peuvent apprendre à utiliser des imprimantes 3D et la découpes laser. Le "makerspace", c'est la même chose, mais pour les professionnels.
Exemples d'objets imprimés en 3D au tiers-lieu - Radio France
Exemples d'objets imprimés en 3D au tiers-lieu © Radio France - Lisa Guyenne
  • Un jardin partagé, visible depuis les voies de la gare SNCF.
  • Une "recyclerie", sur le même modèle que celle de Saint-Amand-en-Puisaye, où France Bleu s'est rendu il y a quelques mois.
  • Le "collectif 112": un groupe de graphistes, designers et développeurs web, qui loue un bureau du tiers-lieu pour travailler ensemble sur des projets. Pour Pierre Pichard, qui en fait partie, cela permet "de regrouper nos compétences et de proposer un meilleur accompagnement à nos clients".

"Avant, chacun travaillait dans son coin, maintenant on se complète" - Pierre Pichard

Les membres du Collectif 112 - Radio France
Les membres du Collectif 112 © Radio France - Lisa Guyenne

"On a eu quelques difficultés de financement au départ"

Le tiers-lieu emploie deux personnes : Simon Laurent et Élisa Houdin, chargée de l'administratif. En plus des salaires, il faut aussi financer les dépenses courantes du lieu, le matériel... "C'est environ 200 000 euros de budget annuel" explique Simon Laurent. 

Un financement pas facile à décrocher au départ : "On a eu quelques difficultés, parce que pour les financeurs, le tiers-lieu c'est un peu difficile à comprendre, parce que ça relève à la fois de l'écologie, de l'entrepreunariat, du numérique... Aujourd'hui, on a des partenariats très productifs avec la région et la communauté d'agglomération de l'Auxerrois", qui est d'ailleurs le principal soutien financier du projet. Simon Laurent assure que pour autant, "le but c'est juste de nous mettre le pied à l'étrier, pas de nous financer ad vitam eternam".

Le tiers-lieu vise à l'indépendance économique d'ici quelques années. Comment ? Grâce aux adhésions des utilisateurs (35 euros par an pour les particuliers), et surtout à la location d'espaces pour des événements et pour les professionnels qui travaillent sur place. 

Le flou demeure sur l'avenir du tiers-lieu

Le tiers-lieu a pour ambition de déménager dans un lieu bien plus grand, pour justement louer des bureaux et bénéficer de l'espace. Dans son viseur, la halle CERNAM, l'ancien hangar de la SNCF attenant à la gare. 3800 mètres carrés à aménager, dont 1900 pour les bureaux. Il a fallu un an pour préparer les plans. 

Sauf que l'accord avec la SNCF prend du temps, et le tiers-lieu pourrait bien devoir revoir sa copie. Ce mercredi 11 avril, le maire d'Auxerre et président de la Communauté d'agglomération de l'Auxerrois Guy Férez, a avancé l'hypothèse d'une autre implantation, à la halle Guillet, près des silos du Batardeau. Le tiers-lieu sera fixé le 1er juin.