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Économie – Social

Le trafic de drogue rapporte 2,7 milliards d'euros par an en France, soit plus de 0,1 point de PIB

mercredi 30 mai 2018 à 10:31 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le trafic de drogue en France génère près de 2,7 milliards d'euros d'activité économique par an, a annoncé l'Insee ce mercredi. Une somme qui représente plus d'un point de PIB, le produit intérieur brut du pays. Même s'il est illégal, ce trafic est désormais comptabilisé dans le PIB français.

Des barrettes de résine de cannabis conditionnées pour la vente, retrouvées lors d'une perquisition.
Des barrettes de résine de cannabis conditionnées pour la vente, retrouvées lors d'une perquisition. © AFP - Nicolas Cégalerba/Biosphoto

Le trafic de drogue en France génère une activité économique évaluée à près de 2,7 milliards d'euros par an, ce qui équivaut à un peu plus de 0,1 point de produit intérieur brut (PIB), a annoncé mercredi l'Insee. L'organisme intègre désormais l'activité générée par le trafic de stupéfiants au calcul du PIB, et donc de la croissance en française.

Un milliard d'euros pour le trafic de cannabis, 800 millions pour la cocaïne

Sur ces 2,7 milliards, un milliard d'euros sont générés par le trafic de cannabis et 800 millions d'euros par le trafic de cocaïne, précise l'Insee dans une note, la première du genre pour l'organisme public. 

L'institut national de statistiques avait annoncé fin janvier qu'il intégrerait à partir de la fin du mois de mai la consommation de stupéfiants et les activités liées à cette consommation dans le PIB français. Cette prise en compte, effectuée à la demande de l'institut européen des statistiques Eurostat, vise à "aligner" les normes comptables tricolores "sur la pratique des autres pays européens", précise l'organisme public.

Une évaluation peut-être sous-estimée

"Ce chiffre est une évaluation", prévient cependant Ronan Mahieux, responsable du département des comptes nationaux à l'Insee. "Il y a un risque de sous-estimation, car il est possible que les ménages n'aient pas confiance dans les enquêteurs qui les contactent", explique-t-il à l'AFP.

Si l'Insee a finalement accepté d'enregistrer dans le PIB l'activité économique lié au trafic de drogue, l'institut ne prend toujours pas en compte d'autres activités illicites comme la prostitution, comme le font plusieurs pays européens en application de normes européennes datant de 2014.