Économie – Social

Le tribunal de commerce de Mont de Marsan prolonge le redressement judiciaire de la polyclinique d'Aire sur l'Adour

Par Frédéric Denis, France Bleu Gascogne vendredi 7 octobre 2016 à 13:14

Le tribunal de commerce de Mont de Marsan prolonge la période d'observation de six mois pour la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour. L'établissement est en redressement judiciaire depuis le 1er avril.
Le tribunal de commerce de Mont de Marsan prolonge la période d'observation de six mois pour la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour. L'établissement est en redressement judiciaire depuis le 1er avril. © Radio France - Frédéric Denis

Le tribunal de commerce de Mont de Marsan prolonge le redressement judiciaire de la polyclinique les chênes d'Aire-sur-l'Adour pour six mois. Les magistrats feront un point d'étape le 9 décembre. L'administrateur judiciaire se dit serein pour l'avenir de l'établissement et de ses 160 salariés.

Un nouveau sursis pour la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour et ses 160 salariés. Le tribunal de commerce de Mont de Marsan a validé ce midi la demande de l'administrateur judiciaire qui contrôle la gestion de l'établissement depuis son placement en redressement judiciaire début avril.

Le tribunal de commerce de Mont de Marsan prolonge la période de redressement judiciaire de la polyclinique pour six mois. L'administrateur judiciaire va donc continuer pendant cette période à observer comment le pdg de la polyclinique gère.

Pour l'heure, pas de plan de continuation, pas de plan de cession

Ce matin, devant les magistrats du tribunal de commerce de Mont de Marsan, l'administrateur judiciaire, Olivier Fabre, a évoqué trois repreneurs pour la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour, sans citer de nom. Ces offres de reprise ne seraient pas finalisées en l'état. Il n'y a donc pas de plan de continuation ou de plan de cession sur la table à cette heure.

Selon le syndicat Sud, parmi ces trois repreneurs évoqués, il y aurait un projet porté par le centre hospitalier de Mont de Marsan. Il s'agirait d'un projet semi-public semi-privé : le centre hospitalier de Mont de Marsan serait intéressé par la gériatrie et les Urgences et laisserait la chirurgie, le bloc opératoire au privé.

Selon nos informations, le contact n'est pas rompu avec Clinifutur : ce groupe réunionnais prêt il y a un an à racheter la polyclinique aturine mais en rabotant les acquis sociaux des salariés.

Le troisième candidat à la reprise n'a pas été évoqué.

Le pdg de la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour, Philippe Libier a expliqué ce matin devant les magistrats du tribunal de commerce de Mont de Marsan qu'il ne pourra proposer un plan de continuation qu'avec l'appui d'un industriel.

Cette prolongation de la période d'observation pour six mois doit permettre au pdg de la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour de trouver un partenaire financier ou un repreneur.

Environ 50 000€ de pertes par mois

La polyclinique d'Aire sur l'Adour perd toujours environ 50 000€ par mois aujourd'hui. C'est deux fois moins qu'il y a un an.

La polyclinique d'Aire-sur-l'Adour se rapproche donc doucement de l'équilibre. Même si les recettes de l'établissement, ne compensent pas encore totalement ses dépenses, un gros plan d'économies porte ses fruits aujourd'hui.

Depuis son placement en redressement judiciaire début avril, la direction de la polyclinique aturine a rationalisé les achats de matériel médical. Elle a aussi supprimé quelques postes, en ne renouvelant pas tous les départs de salariés. Un nouveau directeur des ressources humaines est arrivée il y a deux semaine.

"Rien n'est perdu" Olivier Fabre, l'administrateur judiciaire qui suit la gestion de la polyclinique aturine

Même si la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour reste plombe par une dette de 5,6 millions euros, pour l'instant gelée, rien n'est perdu selon l'administrateur judiciaire.

Ce vendredi, Olivier Fabre, a détaillé au tribunal de commerce de Mont de Marsan les démarches du pdg de la polyclinique, Philippe Libier, pour trouver un groupe prêt à rentrer au capital de l'établissement landais.

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