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Le tribunal repousse encore l’examen pour la reprise de la SAM, les salariés de la fonderie à bout

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Par , France Bleu Occitanie

Initialement, l’audience du tribunal de commerce de Toulouse de ce vendredi 2 juillet devait examiner les offres de reprise de la sam. Ce ne sera finalement pas le cas. Un report très difficile à encaisser par les salariés de la fonderie de Decazeville (Aveyron).

Les salariés de la Sam ne voulaient pas de CIE qui est finalement écarté.
Les salariés de la Sam ne voulaient pas de CIE qui est finalement écarté. - GG

Les salariés de la fonderie aveyronnaise SAM à Viviez (Aveyron) n’en peuvent plus d’attendre. Ils viennent d’apprendre que l’audience pour examiner les offres de reprises de leur usine du bassin de Decazeville a finalement été repoussée au 23 ou 30 juillet. Ils attendent depuis des mois cette échéance sans cesse repoussée pour diverses raisons, et ils sont à bout. L’audience était préalablement fixée le 2 juillet. Les administrateurs judiciaires ont redemandé un audit qui a encore retardé l'examen du dossier. 

Deux offres en course 

Aujourd’hui, ils restent deux offres en course. L’offre de Sifa/Bellity  qui recueille le plus d’intérêt des salariés sur le volet industriel et social. Et l’offre de Trinquet qui, selon des fondeurs de la SAM, est encore trop floue et avance des choses sans garanties. Toutefois, ni l’État, ni Renault n’ont encore donné des garanties écrites pour soutenir ces deux repreneurs. C’est ce qu’exigent aussi les salariés.

Pas de nouvelles avant les vacances 

Des salariés à bout, qui vont passer des vacances d'été sans savoir s’ils vont recevoir une lettre de licenciement, explique une des responsables de la CGT à la SAM, Ghislaine Gistau : "Il y a ceux qui craquent. Ceux qui sont en colère. Ça fait des mois que cela dure. C'est insupportable, c'est inhumain. Surtout avant les vacances. Il est temps pour l'ensemble des salariés de pouvoir retrouver une vie sereine". 

Les syndicalistes préviennent aussi : si l’État et Renault ne garantissent pas une aide à un de ces deux repreneurs, la situation va devenir explosive, selon Sébastien Lallier, un des responsables de la CGT : "Il y aura un blocage instantané, et la tension sera beaucoup plus dure que d'habitude. On est à bout, on n'a confiance en personne. On reste vigilant et on promet un blocage très dur si l'État ou Renault cherche encore à temporiser". 

CIE s'est "enfin" retiré 

Seule bonne nouvelle à la SAM : l’entreprise CIE, géant espagnol de la fonderie (qui était, a priori, le préféré de Renaut et de l’État) a été écarté de la procédure de reprise. Pour les syndicats, CIE n’avait aucun projet industriel pour le site de Decazeville, et demandait trop de licenciements. L'offre prévoyait de ne garder que 150 salariés sur 350. 

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