Économie – Social

Le Véti Centre de Déols voit encore plus grand

Par Adèle Bossard, France Bleu Berry vendredi 14 octobre 2016 à 4:00

Le Véti Centre emploie une quarantaine de personnes sur sa plateforme de Déols.
Le Véti Centre emploie une quarantaine de personnes sur sa plateforme de Déols. © Radio France - Adèle Bossard

La plateforme Véti Centre de Déols a ouvert il y a tout juste deux ans. Sa responsable, Alice Gomez,vient d'être primée au concours régional de l'entrepreneuriat par les femmes. Elle vise désormais un plus grand entrepôt et s'exporte à l'étranger.

Deux ans après son ouverture, le Véti Centre créé par l'association AGIR s'est agrandi, renforcé, modernisé. L'entreprise récupère les vêtements donnés dans les grandes bennes blanches et vertes "Véti Box", puis elle emploie des personnes en réinsertion qui trient et recyclent le tissu. A Déols, la plateforme a investi en octobre 2014 plus de 1000 mètres carrés, avec une chaîne de tri électriques, des postes plus ergonomiques, et de grands espaces pour stocker les tonnes de vêtements récupérés.

Les vêtements qui vont être expédiés sont triés puis compressés dans une machine et emballés. - Radio France
Les vêtements qui vont être expédiés sont triés puis compressés dans une machine et emballés. © Radio France - Adèle Bossard

Parmi ces salariés presque cachés derrière des piles de vêtements, il y a Marie-Marthe, 53 ans. Elle travaille à Déols depuis l'ouverture du Vêti centre : "Je dois contrôler les vêtements et séparer les vêtements homme, femme, enfant ou crème. Crème, ce sont les habits qui sont jolis et en très bon état". Avec son contrat de 24 heures par semaine, Marie-Marthe assure vivre correctement. "Ici, j'aime mon travail et mes collègues, confie-t-elle. Ca m'a redonné confiance en moi !"
Derrière elle, une machine de plusieurs mètres de haut compresse et emballe des centaines de kilos de tissus. Et pour assurer la manutention, l'entreprise a notamment embauché David. "J'ai un diplôme de cariste, explique-t-il, mais on me demande toujours une première expérience avant de me donner un travail. Ici, ils m'ont donné ma chance, et je pourrais trouver un autre emploi plus facilement".

Des hommes ont rejoint une équipe longtemps constituée de femmes. - Radio France
Des hommes ont rejoint une équipe longtemps constituée de femmes. © Radio France - Adèle Bossard

La quarantaine de salariés est suivie et coachée au jour-le-jour par une équipe dédiée. Lucinda est encadrante depuis l'ouverture et elle ne cache pas sa fierté : "Il m'arrive de recroiser des anciennes salariés, à la caisse du supermarché par exemple ! Et c'est toujours très gratifiant de voir qu'elles ont retrouvé un emploi et une vie stable".
Finalement, au Véti Centre de Déols, ce sont peut-être les chiffres qui parlent le mieux. En quelques années, l'entreprise est passée de zéro à 300 Véti Box réparties sur trois départements. Et l'association AGIR compte désormais près d'une centaine d'employés en insertion.

La responsable de la plateforme, Alice Gomez, vient de remporter 1000€ de dotations pour un prix qui récompense l'entrepreneuriat par les femmes. Désormais, elle voit encore plus loin : elle voudrait s'installer dans un entrepôt trois fois plus grand, pour gérer des dons toujours plus importants. Et elle vient de développer un centre de tri en Côte d'Ivoire, pour suivre jusqu'au bout la chaîne des vêtements déposés dans les Vêti Box.

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