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Économie – Social

Leclerc maintient son projet d'hypermarché à Warcq malgré le veto de la commission nationale d'aménagement commercial

jeudi 26 octobre 2017 à 10:16 Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne

Un mois après le rejet du projet d'hypermarché Leclerc à Warcq par la commission nationale d'aménagement commercial, l'investisseur, Pascal Henry, annonce qu'il déposera un nouveau dossier.

Enseigne Leclerc
Enseigne Leclerc © Maxppp - Sébastien Jarry

Warcq, France

"On va revenir à la charge !", annonce Pascal Henry, l'investisseur qui projette de construire un hypermarché Leclerc de 6.000 m² à Warcq, au nord de Charleville-Mézières, en bordure de la future autoroute A304 et à proximité du barreau de raccordement à la nationale 43.

Le 20 septembre, la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) est revenu sur l'avis favorable rendu en mai dernier par l'instance départementale. La CNAC vient de rendre publics les motifs de son rejet.

Elle reproche au projet son emprise du projet sur les terres agricoles. L'hypermarché serait à l'écart des habitations, ce qui favoriserait le tout voiture. Il serait a l'opposé de la zone commerciale de Warcq. Enfin, l'hypermarché détournerait les clients des communes voisines mais aussi du centre-ville de Charleville-Mézières. (Voir l'avis de la commission à la fin de l'article)

Des arguments balayés par l'investisseur

Pascal Henry pense être en mesure de répondre à chacun des arguments soulevés par la commission. Il souhaite et de proposer un nouveau projet sur le même site. La CNAC souligne par exemple que les 9 hectares de terres agricoles et de zones humides qui servent d'abris à plus d'une dizaine d'espèces protégées ne sont compensées qu'aux trois-quarts. "On est en train de rechercher d'autres terrains pour compenser cet impact et nous sommes en train d'atteindre les 100%", répond l'investisseur.

La commission, où siègent des représentants du Conseil d'Etat, de la Cour des Comptes, de l'Inspection générale des finances, du Conseil de l'Environnement, du gouvernement, des parlementaires et des élus locaux, estiment aussi que l'implantation à proximité de la future autoroute A304, loin de toute zone résidentielle favoriserait le "tout-automobile" et contribuerait à détourner la clientèle du centre-ville de Charleville-Mézières et des bourgs ruraux.

"Ce n'est pas Leclerc qui modifie les circulations des automobiles mais l'autoroute et le barreau. On s'implante là justement pour cette raison", répond Pascal Henry qui rappelle que l'ensemble commercial ne comprendra pas de galerie marchande afin de ne pas concurrencer les commerçants déjà installés.

Une vive opposition

Soutenu par le conseil départemental des Ardennes et la communauté d'agglomération Ardenne Métropole, le projet d'hypermarché a suscité de vives oppositions. Une manifestation contre le projet s'était même tenue début septembre.

Ce sont les deux hypermarchés déjà présents dans le secteur Cora et Carrefour ainsi que l'union des commerçants "Les Vitrines de Charleville" qui avaient formé un recours contre le feu vert de la commission départementale. Ils ont notamment reçu le soutien de l'association "Nature et Environnement" et de la Chambre de commerce et de l'industrie.

Il y a de l'électoralisme derrière tout ça, du populisme un petit peu

"C'est surprenant de la part de la chambre de commerce car nous avons un beau projet en terme d'investissement et de création d'emplois. Il y a de l'électoralisme derrière tout ça, du populisme un petit peu", lâche Pascal Henry, porteur du projet d'hypermarché, qui évoque aussi une possible manœuvre de l'une des grandes surfaces concurrentes. "C'est une minorité d'une cinquantaine de personnes qui s'agite. Les consommateurs nous attendent et notre motivation reste intact", conclut-il.

L''avis de la commission national d'aménagement commercial