Économie – Social

Les 50 salariés d'XPO Logistics à Monteux vont perdre leur emploi, mais continuent à se battre

Par Aurélie Lagain et Marc Podevin, France Bleu Vaucluse mercredi 30 décembre 2015 à 10:16

Les camions XPO sont toujours siglés Dentressangle
Les camions XPO sont toujours siglés Dentressangle © Maxppp

50 salariés de XPO Logistics Monteux doivent être licenciés dans les semaines qui viennent, ils continuent de se battre.

50 salariés de XPO Logistics Monteux, (ex-Dentressangle), vont être licenciés ces prochaines semaines. Ils le seront dès l'annonce du plan social, mais ils ne baissent pas pour autant les bras. Des débrayages ont été organisés la semaine dernière. Ils projettent de se mobiliser à nouveau, mais cette fois ci à Orange.

"On est laissé pour compte"

Dentressangle a été racheté en juin par le transporteur américain. Il s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi pendant au moins 18 mois. Aujourd'hui, les salariés de XPO Logistics Monteux se sentent trahis... et abandonnés. C'est le sentiment de Chaib Aachri, délégué CGT : "L'Etat disait qu'il allait suivre ça de près lorsqu'il y a eu le rachat, aujourd'hui on est laissé pour compte. On a fait un mail à M. Estrosi, il avait un discours axé sur le travail et la défense de l'emploi, on n'a toujours pas eu de réponse, ma boîte mail est vide!"

Chaib Aachri est le délégué CGT du site

Le porte-parole de XPO affirme que ces licenciements n'ont rien à voir avec le rachat de Dentressangle. S'ils ont été décidés, c'est à cause de la perte de plusieurs contrats. Le transporteur n'aurait donc pas trahi sa promesse. Mais de toute manière, la direction du site de Monteux s'était engagée à maintenir les emplois sur le site jusqu'au 31 décembre 2016. Une réunion entre la direction et les syndicats doit avoir lieu le 5 janvier à Monteux.

"Faire des fêtes en sachant qu'on va être licencié, on a du mal"

Pour Yasine Azouagh, délégué CFDT, la période des fêtes est difficile avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête : "un semblant de fêtes. On ne prend pas de plaisir, on a cinquante familles qui ne savent pas comment gérer leur situation financière derrière, il y a des gens qui ont des crédits de maisons... Faire des fêtes en sachant qu'on va être licencié, on a du mal".

Yasine Azouagh, délégué syndical CFDT, passe des fêtes difficiles