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Économie – Social

Les acieries et forges d'Anor sont fermées, mais il reste encore l'espoir d'un repreneur pour les 68 salariés

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Par , France Bleu Nord

L'usine plus que centenaire a fermé ses portes hier après la liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Valenciennes, mais un industriel de la région souhaite reprendre le site avec 40 salariés sur 3 ans.

Les salariés oscillent entre tristesse et espoir
Les salariés oscillent entre tristesse et espoir © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Anor, France

Drôle d'ambiance hier dans le réfectoire des acieries et forges d'Anor, c'était la veille des congés mais aussi de la fermeture de l'usine. Après 5 ans de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Valenciennes a prononcé le 22 juillet la liquidation judiciaire de l'entreprise plus que centenaire.

Une usine qui était en difficulté depuis la crise de 2008 et qui a sombré avec la politique de Donald Trump le président américain assure le délégué CFDT Frédéric Bertin. Avec la surtaxe de 25% sur l'import de l'acier, l'usine a perdu 60% des commandes chez son client principal, et à cause de l'embargo sur l'Iran un contrat de 210 000 euros se désole le syndicaliste. 

Mais il reste un espoir car un industriel du Valenciennois leur a présenté hier un plan de reprise qui prévoit de garder 40 salariés sur 3 ans et des investissements sur un site vieillissant. Un plan qu'il va exposer ce jeudi après-midi au sous-préfet d'Avesnes sur Helpe et aux élus du territoire. Mais il reste des incertitudes notamment sur l'évaluation du prix du parc des machines, s'il  est trop élevé il pourrait faire capoter le projet.

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

Entre tristesse et espoir

Résultat les salariés oscillent entre tristesse et espoir, Joel, 37 ans de boutique qui a grandi à côté de l'usine a le coeur lourd.

Ça fait quand même un peu mal au cœur de te voir une entreprise comme ça qui s'éteint.  C'est une usine quand même historique,  je pense que même les gens d'Anor vont ressentir quelque chose de fort  car ça fait partie de l'histoire d'Anor,   ça fait un coup au cœur ça fait un coup dans le moral surtout

Même amertume pour Indra, 27 ans qui a peur dans un de devoir quitter la région si elle perd son travail, faute d'emplois dans un Avesnois sinistré.

Alors forcément cette année les congés seront compliqués pour elle

Des vacances un peu gâchées, au lieu d'aller dans l'eau, on prend l'eau !

En attendant une éventuelle reprise, les salariés mettent toutes les chances de leur côté en organisant des tours de garde pour surveiller leur outil de travail et éviter les vols.

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