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Économie – Social

Un préavis de grève à la cellule d'accompagnement des mineurs isolés de Bobigny

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Un préavis de grève a été déposé à la CAMNA, la cellule des mineurs non accompagnés de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Les agents sont appelés à cesser le travail pour dénoncer leurs conditions de travail alors que le nombre de jeunes isolés pris en charge par le département, ne cesse d'augmenter.

Accueil des jeunes mineurs isolés. Photo d'illustration.
Accueil des jeunes mineurs isolés. Photo d'illustration. © Maxppp - Franck Dubray

Paris, France

À Bobigny, un préavis de grève a été déposé pour ce mardi 23 avril à la Camna de Bobigny. Cette cellule d'accompagnement des mineurs non accompagnés (MNA) a été créée il y a six mois pour regrouper les travailleurs sociaux des différentes circonscriptions du département de Seine-Saint-Denis, afin d'assurer une meilleure prise en charge de ces jeunes.

Pas assez de moyens humains

Aujourd'hui, 18 agents travaillent à la Camna. Mais depuis l'ouverture, au moins six agents "sont partis en arrêt maladie et en mobilité " assure Khaled Benlafkih, délégué FSU du personnel au conseil départemental. "Avant, chaque éducateur dans une circonscription avait 20 à 30 dossiers à gérer, maintenant, il en a une centaine", affirme-t-il.

Il faut dire que le nombre de mineurs pris en charge par le département de la Seine-Saint-Denis a triplé ces trois dernières années. Ils sont 1.500 aujourd'hui, dont 800 gérés directement par cette cellule. Pour ces jeunes, souvent venus de l'étranger et principalement d'Afrique, les démarches s'éternisent pour obtenir des papiers, une formation, un hébergement ou même simplement un pass Navigo.

Le "silence assourdissant" de l'État

Face à la colère des agents, le département a donné des réponses la semaine dernière. Six éducateurs et une infirmière rejoindront l'équipe de la CAMNA, en plus des 800 places dédiées à l'hébergement des MNA qui ouvriront d'ici la fin d'année. Stéphane Troussel, le président socialiste du conseil départemental assure que la Seine-Saint-Denis fera tout pour accueillir comme il se doit ces jeunes, mais répète que c'est aussi à l'État d'assumer sa part de responsabilité. "J'ai interpellé tous les ministres pour leur dire qu'en Seine-Saint-Denis, nous sommes moins compensés sur l'accueil des MNA, en moyenne l'état va nous soutenir autour de 10% des dépenses que nous engageons quand au niveau national, c'est 20%. Cette situation est insupportable et incompréhensible", affirme-t-il. L'élu dénonce le "silence assourdissant" de l'État sur la question des mineurs isolés. 

L'an dernier, la Seine-Saint-Denis a dépensé plus de 40 millions d'euros pour la prise en charge de ces mineurs isolés, un budget qui a doublé depuis 2016.

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