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Économie – Social

EN IMAGES - Manifestations des agriculteurs : ce qu'il faut retenir de la journée de mobilisation

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les agriculteurs ont manifesté ce mardi partout en France pour interpeller le président Emmanuel Macron. Objectif : obtenir de sa part une prise de position forte contre la déconsidération dont ils estiment être victimes et le malaise qui en découle. France Bleu fait le point sur la mobilisation.

Des agriculteurs en colère devant la préfecture de l'Hérault
Des agriculteurs en colère devant la préfecture de l'Hérault © Radio France -

Déconsidération du monde agricole et de ses pratiques, surtranspositions de règlements européens, accords de libre-échange, retards de paiements des aides européennes... : à l'appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA), les agriculteurs ont fait entendre leur colère devant les lieux symboliques de l'État, notamment les préfectures, partout en France ce mardi. Rassemblés sous le mot d'ordre "Macron, réponds-nous !", les paysans se sont mobilisés dans "85% des départements" du pays selon Arnaud Gaillot, secrétaire général des JA. 

D'autres actions en grandes surfaces et dans les restaurants sur l'étiquetage des produits sont prévues dès la semaine prochaine, avant une mobilisation au niveau européen le 15 novembre prochain.

Dans le Gard, des tracteurs ont perturbé la circulation sur l'A9, bloquée au niveau du péage de Nîmes-ouest. La situation s'est un peu tendue lorsqu'un convoi de quelque 80 tracteurs s'est arrêté à midi devant un bâtiment des services fiscaux de Nîmes. Des incidents ont éclaté entre plusieurs dizaines d'agriculteurs et les forces de l'ordre. 

À Brest, les agriculteurs s'estimant " traités comme des criminels", se sont rassemblés devant la prison pour dénoncer l'agribashing. 

À Pau, les manifestants ont organisé une opération "contre-étiquetage" dans un supermarché pour interpeller les consommateurs sur l'origine des produits qu'ils achètent et qu'ils mangent.

"Il y a un gouffre de plus en plus grand entre les agriculteurs et les citoyens. On en prend plein la tête", a déploré Sandie Marthoud, secrétaire générale FDSEA de l'Ain, selon qui plus de 200 tracteurs se sont rassemblés à Lyon près de la préfecture. Une source policière a indiqué à l'AFP avoir dénombré 330 agriculteurs rassemblés devant la préfecture de régionà Lyon, avec 140 tracteurs postés à proximité. Des tracteurs ont également convergé d'une dizaine de points du département de la Loire jusqu'au péage de Veauchette sur l'A72 à la mi-journée.

Dans le Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand, des perturbations ont eu lieu sur l'A89 dans les deux sens. Quelques 200 tracteurs se sont rassemblés en centre-ville place de Jaude. 

Le centre-ville de Bourges, dans le Cher, a été partiellement bloqué, selon France Bleu Berry. Une vingtaine de tracteurs et une quinzaine de véhicules ont convergé vers la place Seraucourt et l'Hôtel de Ville. 

Une centaine d'agriculteurs se sont rassemblés devant la préfecture de Côte d'Or, à Dijon. En Saône-et-Loire, près de 100 tracteurs devaient s'inviter dans le centre-ville de Mâcon entre 11h30 et 15h.

200 tracteurs et 250 agriculteurs ont investi les rues de Nancy.

Dans la Meuse, une opération de "bâchage" de la préfecture de Bar-le-Duc et de la sous-préfecture de Verdun était prévue entre 11h et 15 h, même chose en Moselle pour la préfecture de Metz.

En Haute-Garonne, les manifestations ont entraîné de légères perturbations dans le secteur de l'aéroport de Toulouse Blagnac. En Ariège, des tracteurs ont encerclé la préfecture en milieu d'après-midi.

Dans le Vaucluse, une centaine d’agriculteurs est restée postée plusieurs heures devant la préfecture d'Avignon où des troncs de cerisier ont été déversés. 

Agri-bashing et déconsidération

But de l'opération : "à nouveau envoyer un message fort au président de la République, pour avoir des réponses de sa part sur les sujets que nous portons depuis le début", a déclaré à l'AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, principal syndicat agricole.

Parmi ces préoccupations : "l'agri-bashing" ou la "déconsidération" du monde agricole ou de ces pratiques. M. Despey a énuméré les "intrusions" des militants antispécistes dans les élevages, "la pression sur les phytosanitaires" avec les Zones de non-traitement (ZNT) de pesticides...

Il a également évoqué les "surtranspositions" de réglementation européenne, ainsi que les accords de libre-échange comme le Ceta (accord UE-Canada), auxquels ils sont "totalement opposés".

D'une manière générale, le monde paysan voit d'un mauvais œil des accords qui permettraient d'importer en Europe et donc en France des aliments produits à bas coûts, selon des normes de qualité moindres, à l'heure où ils sont sommés par la loi Alimentation de monter en gamme.

"Le compte n'y est pas"

Hasard du calendrier, lors d'un bilan de cette loi qui devait rééquilibrer les relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a reconnu lundi que "le compte n'y était pas" s'agissant de la rémunération des agriculteurs.

Si la mobilisation de mardi reste difficile à prévoir, une quinzaine de départements, dont ceux de l'Ile-de-France, ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils différaient leurs action pour des raisons climatiques ou de travaux de cultures.

Lors de la dernière mobilisation nationale, le 8 octobre dernier, le syndicat majoritaire avait revendiqué quelque 10.000 agriculteurs et 6.000 tracteurs sur les routes de France.

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