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Les agriculteurs du nord Franche-Comté appellent les habitants à consommer local

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Une cellule de crise a été activée par le syndicat agricole de la FDSEA, sur l'ensemble de la Bourgogne Franche-Comté. Mise en place il y a une dizaine de jours, elle montre que certaines filières sont en très grande difficulté. D'autres en revanche, s'en sortent bien.

Dans le nord Franche-Comté, sont autorisés les marchés de Plancher-les-Mines, d'Audincourt, Bavans, Fesches-le-Chatel, l'Isle sur le Doubs, Montbéliard, Noirefontaine, Saint-Hippolyte, Belfort, Offemont, Giromagny, Ettuefont et la Chapelle-sous-Chaux Dans le nord Franche-Comté, sont autorisés les marchés de Plancher-les-Mines, d'Audincourt, Bavans, Fesches-le-Chatel, l'Isle sur le Doubs, Montbéliard, Noirefontaine, Saint-Hippolyte, Belfort, Offemont, Giromagny, Ettuefont et la Chapelle-sous-Chaux
Dans le nord Franche-Comté, sont autorisés les marchés de Plancher-les-Mines, d'Audincourt, Bavans, Fesches-le-Chatel, l'Isle sur le Doubs, Montbéliard, Noirefontaine, Saint-Hippolyte, Belfort, Offemont, Giromagny, Ettuefont et la Chapelle-sous-Chaux © Maxppp - Vincent Isore

Dans un communiqué, la FDSEA du Territoire de Belfort et du Doubs, ainsi que la confédération Paysanne appellent les consommateurs à "acheter local" "responsable et solidaire". Les deux syndicats appellent également les préfets et les maires à maintenir dans la mesure du possible les marchés locaux, tout en respectant le guide des bonnes pratiques édité par le gouvernement : respect des mesures barrières, distance de 4 mètres entre chaque étal ou encore recrutement de personnel pour filtrer l'entrée des marchés. Dans ce contexte, certains producteurs tirent leur épingle du jeu, quand d'autres en souffrent. 

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Les paniers de fruits et légumes : une tendance en augmentation 

Véronique Aillet, tient au FleuriPotager : une petite épicerie depuis 5 ans à Blamont, dans le pays de Montbéliard. Elle y vend ses confitures maisons, et met en avant les produits d'une trentaine de producteurs locaux. Elle propose ainsi des paniers de fruits et légumes chaque semaine : une trentaine environ, mais ça c'était avant l'épidémie de Covid-19. Car en moins de 10 jours la demande a doublé. Elle est passée de 30 à 64 : "J'ai des gens d'Audincourt, de Seloncourt, de Valentigney qui veulent m'acheter des produits". 

Elle se tente à quelques explications, mais sans être certaine non plus : "Peut-être qu'en temps normal les gens se disaient on va dans les grandes surfaces pour chercher nos légumes. Et là avec l'épidémie ils se disent on veut du bon produit local, du bon produit bio parce que ce sera encore mieux pour notre santé, peut-être qu'on attrapera moins le coronavirus. Je ne sais pas quoi vous dire, ce qui est certain, c'est que la tendance est là : j'ai plein de nouvelles commandes"

Une demande de produits locaux impressionnante

"Je m'attendais à ce que cela puisse arriver mais pas à ce point là. J'ai du demander à l'association du village de me prêter des frigos__, car je n'avais pas de quoi stocker autant de yaourts ou de viande. Les commandes sont très importantes : peut-être que mon chiffre d'affaires aura triplé ou quadruplé je n'en sais rien je n'ai pas eu le temps de vérifier car j'ai tellement de clients, et je dois contacter les producteurs pour être sure d'avoir tous les produits. En plus les clients ne prennent pas qu'un panier : ils prennent un poulet, des oeufs, de la crème, des yaourts"

Chez Jardins d'Idées, à Bavans, chantier d’insertion qui produit des légumes certifiés en Agriculture Biologique, le coordinateur Gérald Daguet n'observe pas une explosion de la commande des paniers : "on a gagné quelques clients sur nos paniers hebdomadaires, on a beaucoup plus d'appels également mais le nombre de livraisons reste à peu près le même. En revanche, l'affluence sur les marchés que nous organisons, sorte de ferme à la maison, a doublé, et notre chiffre d'affaires aussi". 

Horticulteurs et producteurs d'agneaux pour Pâques en difficulté

Si certains tirent leur épingle du jeu, d'autres ont beaucoup de mal déplore la FDSEA du Territoire de Belfort et du Doubs : "Pour Pâques notamment, les producteurs d'agneaux sont en difficulté" note l'animatrice du syndicat Maïté Micossi. Elle explique ainsi que "les familles ne se réunissant pas pour les fêtes, cela va être compliqué d'arriver un gigot d'agneau de 4 kilos. Nous avons ainsi un éleveur de Bermont qui élève des agneaux, spécialement pour cette occasion et qui va se retrouver avec des moutons sur les bras. Sauf que le mouton a moins de succès auprès des consommateurs. Nous avons également la problématique des producteurs de fleurs. Un horticulteur de Montreux-Chateau avait l'habitude de travailler avec les communes pour le fleurissement des villes et villages, sauf que les mairies n'ont plus les même priorités désormais".

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