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Les ambitions des cycles Mercier à Revin

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

En visite sur le site de sa future usine, Jean-Marc Seghezzi, PDG des cycles Mercier, explique les raisons qui l’ont poussé à relocaliser une partie de la production dans les Ardennes et sa stratégie.

Jean-Marc Seghezzi, PDG des Cycles Mercier
Jean-Marc Seghezzi, PDG des Cycles Mercier © Radio France - Alexandre BLANC

Sur les 6 hectares de friche de l’ancienne usine Porcher inoccupée depuis 2011, Jean-Marc Seghezzi fait le tour du propriétaire. Présents au Sri-Lanka, aux Philippines, à Taïwan, au Portugal, en Bulgarie et en Turquie, les cycles Mercier ont choisir de réinstaller une usine en France, à Revin. Après de lourds travaux, le bâtiment, une fois rénové, accueillera une usine de 16 000 mètres carrés, avec deux lignes de montage de 80 mètres de long, l’une pour les vélos mécaniques, l’autre pour les vélos électriques. 

L'usine des Cycles Mercier à Revin s'installera sur la friche Porcher
L'usine des Cycles Mercier à Revin s'installera sur la friche Porcher © Radio France - Alexandre BLANC

À Revin, Mercier compte produire 500 000 vélos par an, pour sa propre marque mais aussi pour les marques distributeurs des enseignes de sport et de grandes surfaces. L’ouverture de l’usine est prévue fin 2021 ou début 2022. Le permis de construire est sur le point d’être déposé. Avec l’aide de Pôle Emploi, les cycles Mercier comptent recruter 140 personnes pour démarrer son activité, puis monter jusqu’à 250 à 270 salariés au bout de cinq ans. 

Sur un investissement qui dépasserait les 11 millions d’euros, les cycles Mercier n’auraient que 2,5 millions à sa charge. "Ça n’aurait pas été possible sans les aides de l’Etat, de la Région Grand-Est, de la communauté de communes Ardenne Rive de Meuse et de la ville de Revin", insiste Jean-Marc Seghezzi. Aides à l’investissement, à la réhabilitation de la friche, encouragement à la responsabilité environnementale, financement de la formation, exonérations fiscales et sociales liées à l’implantation dans un « Bassin d’emploi à redynamiser »… Les soutiens financiers, en cours de finalisation, sont multiples. 

Élus et PDG des cycles Mercier visite le site de la future usine de Revin
Élus et PDG des cycles Mercier visite le site de la future usine de Revin © Radio France - Alexandre BLANC

Un vélo le plus français possible

À Revin, l’usine des cycles Mercier compte s’appuyer sur des industries métallurgiques locales pour fabriquer des cadres en acier et en alu ainsi que des jantes. L'assemblage et la peinture seront réalisés sur place. Un partenariat est en cours avec un fabricant français de batteries pour équiper les vélos électriques, avec des composants importés d’Asie. 

Pour les pièces mécaniques du vélo, l’importation est incontournable. "On est dans une industrie qui a été relativement décimée pendant les dernières décennies et la plupart des fabricants de composants est délocalisée en Asie du Sud-Est", constate Jean-Marc Seghezzi. "Il n’y a plus de fabricant européen de roues libres par exemple". 

En moyenne, il y a 70 composants sur un vélo et quasimment 70 proviennent d'Asie du Sud-Est - Jean-Marc Seghezzi, PDG des Cycles Mercier

Mais la relocalisation en France des cycles Revin pourrait encourager des industriels à produire ces composants. D’autant que les coûts de transports depuis l’Asie ont triplé en six mois et que la demande croissante a considérablement allongé les délais de livraison des pièces. Il faut attendre jusqu’à un an ! "On va voir si nos industries n’ont pas intérêt à se positionner sur ce marché. Je suis prêt à investir pour que l’on puisse, pourquoi pas, remplacer une pièce asiatique", envisage Jean Rottner, président de la Région Grand-Est. 

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Revin bien placé pour importer des pièces et exporter des vélos

En attendant le développement éventuel de la filière, le choix d’installer son usine dans les Ardennes est stratégique pour les cycles Mercier car les pièces arrivent principalement par les ports de Rotterdam et d’Anvers, accessibles par la Meuse

La friche Porcher de Revin est inoccupée depuis 2011
La friche Porcher de Revin est inoccupée depuis 2011 © Radio France - Alexandre BLANC

La localisation à Revin permettra aussi d’adresser des pays où le marché de la bicyclette, déjà très fort, continue sa progression : la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. "En France, un peu moins de 400 000 vélos électriques se sont vendus en 2020. Dans moins de cinq ans, il s’en vendra un million", table Jean-Marc Seghezzi. "En Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, les progressions de marché sont à deux chiffres". 

L'usine revinoise devrait être baptisée "Raymond Poulidor", car Poupou a couru tout au long de sa carrière pour l'équipe cycliste Mercier. 

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