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Économie – Social

Les animatrices et animateurs périscolaires et extrascolaires de la ville de Limoges sont en grève

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Par , France Bleu Limousin

Les animatrices et animateurs périscolaires et extrascolaires de la ville de Limoges ont déclenché une grève ce mardi. Elle va se poursuivre mercredi. Ces agents non fonctionnaires dénoncent leur extrême précarité.

Ils étaient une trentaine d'agents ce mardi pour exprimer leur ras le bol devant l'Hôtel de Ville de Limoges
Ils étaient une trentaine d'agents ce mardi pour exprimer leur ras le bol devant l'Hôtel de Ville de Limoges © Maxppp - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Une trentaine d'animatrices et d'animateurs périscolaires et extrascolaires se sont rassemblés ce mardi midi devant l’Hôtel de ville de Limoges. Ces agents non fonctionnaires et certains de leurs collègues viennent de lancer une grève reconductible dont les effets sont déjà perceptibles. Trois cantines de la ville sont restées fermées et d'autres n'ont servi que des repas froids. Les temps périscolaires (garderie et étude) ont aussi été annulés dans plusieurs établissements. Cette grève va se poursuivre mercredi. Trois des six centres de loisir de la ville devraient rester fermés (Jules ferry, Landouge et Montalat). Mardi après-midi, une délégation a été reçue en mairie, sans parvenir à faire avancer sa cause. Ils ont été invités à "aller voir ce qui se fait ailleurs". Une nouvelle réunion de négociation est prévue le 28 juin.

La majorité des agents sont vraiment précarisés et pauvres

Il y a 4 ans, d'âpres négociations avaient abouti à la titularisation d'une trentaine d'agents. Mais ils sont environ 340 à faire ce travail. A des degrés diverses. Si certains multiplient les contrats tout au long de l'année, suffisamment pour vivre à peu près correctement, ils sont une minorité. Pour les autres, c'est la misère selon cet animateur qui a préféré garder l'anonymat :"La majorité des agents sont vraiment précarisés et pauvres. C'est triste et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui. Pour parler de cette pauvreté et pour faire prendre conscience à la majorité des parents d'élèves, qui n'ont pas conscience que les agents qui veillent à la sécurité morale, physique et affective de leurs enfants, sont souvent dans la misère. Et dans l'insécurité contractuelle et financière. Pour environ 350 d'entre nous, c'est pauvreté, pauvreté et pauvreté.

Ces agents ont de nombreuses revendications. Cela va de la revalorisation salariale à la rémunération de toutes les heures travaillées, en passant par la clarification des bulletins de paye ou encore le recrutement de nouveaux personnels pour que le taux d'encadrement soit respecté. Ils demandent aussi la transformation de tous les contrats saisonniers et d'accroissements temporaires d'activités en contrats uniques d’emplois permanents, pour les postes qui répondent à un besoin constant. Pour certains agents, cela fait plus de 10 ans qu'ils travaillent en permanence, mais avec de très nombreux contrats. Notamment ceux qui normalement doivent uniquement servir en cas de surplus ponctuel d'activité. 

Les agents dénoncent un recours parfois non justifié aux contrats temporaires d'accroissement d'activité

Une situation que dénonce Stéphanie, responsable périscolaire à l'école Saint Lazare :"Selon eux, on ne répond pas à un besoin permanent. Alors que pour nous, travailler en tant qu'animateur dans les centres de loisir, les colonies de vacances, les mercredis, en garderie, ce sont des emplois permanents ! Pour eux, c'est une mission qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Alors que des enfants en garderie, il y en a depuis toujours. Mais ils ne veulent pas nous faire de CDD en emploi permanent. Ils ne savent pas si dans le futur, ils ne vont pas faire appel à des sociétés privées ou à des associations pour nous remplacer. Dans ce cas, ils ne sauraient pas quoi faire de nous.

De son côté, la mairie de Limoges, par la voix de son directeur général, estime avoir répondu favorablement à 10 des 12 revendications des grévistes (113 sur 342 agents). Elle dit garder sa "porte ouverte sur le sujet de la rémunération", d'où la réunion fixée au 28 juin prochain. Même si elle estime être "dans la moyenne haute en Haute-Vienne" (70 euros brut par jour pour une fourchette située entre 50 et 85 euros dans le département). En revanche, la mairie n'est pas disposée à titulariser ces agents, estimant que "ces emplois sont non permanents par nature".