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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Les annonces d'Édouard Philippe à l'heure du déjeuner dans un bar-restaurant de Savoie

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Par , France Bleu Pays de Savoie

REPORTAGE - A midi, ce mercredi, un bar-resto de la gare de Chambéry s'est arrêté devant l'écran de télévision au moment des annonces sur la réforme des retraites. Dans la salle, un banquier, des cheminots et une jeune serveuse.

Le Premier ministre vous parle !
Le Premier ministre vous parle ! © Radio France - Christophe Van Veen

Chambéry, France

Les annonces d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites n'ont laissé personne indifférent. Dans le sympathique estaminet, face à la gare rénovée de Chambéry, trônent les deux télés d'infos en continu. Mais c'est la radio musicale qui anime le déjeuner. Jusqu'à ce que le reporter de France Bleu Pays de Savoie ne vienne rappeler aux Savoyards présents ce qui va se passer en direct dans quelques instants. La fameuse réforme des retraites. Alors la tenancière coupe le son de la radio et monte le volume du Premier Ministre. Désormais, tous ont les yeux rivés vers l'écran. Et l'on se rend compte à quel point le sujet de la retraite est passionnel. 

Edouard Philippe parle, les Savoyards commentent !

C'est de la connerie. Ils vont tout faire passer. Quand ils nous vendent du bleu, c'est pour nous vendre toutes les couleurs.  - un client pas encore à la retraite

Je pense aux jeunes. Ils n'auront pas notre chance. La seule chose qu'on demande au fond, c'est, après avoir travaillé toute une vie, être peinards. Si possible. - Alain

Ce gouvernement a le mérite de vouloir faire bouger les choses. Il fait du mieux qu'il peut. On a le meilleur système du monde mais extrêmement cher. Soit on cotise plus, soit on touche moins à la retraite. - un banquier 

Je l'écoute pas. Ils feront passer ce qu'ils veulent. C'est un système universel qui tire vers le bas. Je suis pas concerné de part mon âge, mais on est tous dans la même galère. - un agent SNCF

Je vais devoir me payer ma retraite. Les gens vont péter les plombs. Ils nous prennent pour des imbéciles. Quand je vois la petite mamie de 80 ans qui vend des journaux pour arrondir ses fins de mois... Le peuple crève de faim. Il y a de quoi être révolté. - la jeune serveuse de 33 ans

Dans la rue les trentenaires et les quadras qui vont vivre la réforme 

.Dans les rues de la cité des Ducs, les jeunes actifs viennent d'apprendre quel sera leur avenir. Ils sont nés après 1975. Et dans l'ensemble, on peut dire qu'ils s'y attendaient.

Les trentenaires et les quadras

Je sais que je vais devoir travailler longtemps et me démerder pour toucher quelques ronds à la retraite. Avec ou sans les points, ce ne sera pas mon salaire actuel. - un jeune paysagiste

Je l'accepte. De toute façon on n'a pas le choix. Et on n'a aucune emprise sur les décisions. C'est peut-être la solution. - un Chambérien

Je ne suis pas pro-Macron. Mais il faut réformer. Je savais qu'on devait en passer par là. Même si je comprends que certains défendent leurs droits. - un futur retraité né en 1976

Je suis contre. C'est un choix de société. Fractionner la population par âge et par catégorie, c'est une manière de diviser et de reporter le problème. C'est une tendance lourde. Nous amener à une retraite par capitalisation. Plus individualiste. Moins collective. - un travailleur de 31 ans

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