Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Les associations d'aide à domicile du Hainaut s'unissent pour dénoncer la tarification unique du département du Nord

-
Par , France Bleu Nord

Six associations avec leurs 1.000 salariés et 8.000 usagers se sont regroupées en union pour mutualiser certains moyens mais surtout pour dénoncer les risques de la standardisation des tarifs imposés depuis 1 an et demi par le département du Nord, et qui met en danger selon eux, usagers et salariés.

Delphine Broawaeys, directrice de l'Avad, Nadia Rougab chargée de la prévention à l'Avad et Bernard Beaufort président de l'Avad et de l'Union
Delphine Broawaeys, directrice de l'Avad, Nadia Rougab chargée de la prévention à l'Avad et Bernard Beaufort président de l'Avad et de l'Union © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Valenciennes, France

L'union de l'aide à domicile du Hainaut Cambrésis permet aux six associations de Fourmies à Valenciennes d'échanger leurs bonnes pratiques, de mutualiser certains secteurs comme les ressources humaines. Mais l'objectif est surtout d'avoir plus de poids pour parler à son principal financeur qui est le conseil départemental du Nord dans le cadre de l'allocation personnalisée d'autonomie.

Avant la tarification se faisait en fonction des particularités de la prise en charge de la personne âgée ou handicapée, mais depuis fin 2017 le département dans un souci d'économie et d'harmonisation a imposé une tarification unique en dessous des tarifs pratiqués globalement par les associations, et qui ne fait pas le distinguo entre une heure de ménage et une heure avec toilettes et soins alors qu'il y a de plus en plus de "cas lourds" à cause du vieillissement de la population.

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

"Il faudrait financer un tiers de temps en plus pour une prise en charge optimale"

Après un an et demi de pratique, Bernard Beaufort le président de l'union dénonce cette tarification unique, car les associations ne peuvent par répercuter les surcoûts aux usagers dans un secteur où 60% des personnes aidées vivent avec moins de 1000 euros par mois et qui renoncent déjà souvent à certaines heures, de quoi les fragiliser encore un peu plus.

Selon Nadia Rougab chargée de la prévention des risques à l'Avad une des associations de l'Union à Valenciennes, "il faudrait financer 1/3 de temps en plus" pour que la prise en charge soit optimale, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Nadia Rougab qui ajoute que faute de financement certaines auxiliaires de vie interviennent seules alors qu'il faudrait 2 personnes pour certains "cas lourds", résultat les arrêts de travail se multiplient.

L'union réclame donc au département de revoir sa copie et de plus consulter les associations dont certaines ont déjà 40 ans d'expérience.