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Économie - Social

Manifestation des auxiliaires de puériculture à La Rochelle : "On ne travaille pas avec des bouts de papier !"

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Par , France Bleu La Rochelle

A l'appel du collectif "Pas de bébés à la consigne", les auxiliaires de puériculture sont en grève ce mardi. A La Rochelle, ils se sont rassemblés devant la préfecture ce matin. Une délégation a ensuite été reçue par le directeur de cabinet du préfet.

Agathe est auxiliaire de puériculture depuis 37 ans.
Agathe est auxiliaire de puériculture depuis 37 ans. © Radio France - Marine Protais

La Rochelle, France

Mouvement de grève dans les crèches. Les professionnels de la petite enfance protestent contre la loi ESSOC - prévue pour février - qui vise à simplifier les normes d'accueil dans les établissements. Elle prévoit notamment d'augmenter le nombre d'enfants par mètre carré dans les crèches, sans augmenter le nombre de personnel qualifié. Infaisable, ils travaillent déjà à flux tendu, estime le collectif "Pas de bébés à la consigne". Il a lancé un appel à la mobilisation ce mardi, suivi à La Rochelle. Une trentaine d'auxiliaires et d'éducateurs se sont rassemblés à 10 heures devant la préfecture. 

Agathe fait partie du rassemblement. Dans les mains, une pancarte, sur laquelle on peut lire "Stop à l'usine à bébés". Cette auxiliaire de puériculture exerce à la crèche du Bois des Protestants à La Rochelle. Elle adore son métier. Garder des petits, âgés de moins de 3 ans, la passionne depuis maintenant 37 ans. Mais en presque 4 décennies, elle a vu ses conditions de travail se dégrader fortement. 

On fait davantage de garderie aujourd'hui. Avant, nous avions des moyens financiers pour organiser des sorties avec les enfants, les emmener voir des spectacles. Maintenant c'est impossible.

Par manque de moyens humains et financier, elle regrette de plus avoir beaucoup de temps à accorder à chaque enfant. 

Une auxiliaire pour cinq nourrissons

Agathe s'occupe seule de 5 bébés par jour. Et elle n'envisage pas que ce chiffre puisse augmenter, comme le prévoit la réforme. 

On travaille à la chaîne. On en lève un, on en couche un, on en change un, on en console un qui s'est fait mordre... Parce que quand on n'est pas assez présentes sur le terrain, ça part en vrille ! On ne travaille pas avec des bouts de papier, on travaille avec des enfants.

En tant qu'auxiliaire, elle est le relais des parents. Et si la réforme passe, elle craint de ne plus pouvoir assumer son rôle pédagogique et éducatif. "Nous sommes là pour les pousser vers l'autonomie, pour les aider à grandir, de façon à ce qu'ils soient bien dans leur peau, qu'ils entrent à l'école sans angoisse."

Agathe a le sentiment que ses responsabilités ne sont pas suffisamment reconnues et son métier, dévalorisé, alors qu'elle estime contribuer à former ce qu'elle appelle "les citoyens de demain". Elle espère désormais que la délégation reçue pendant le rassemblement par le directeur de cabinet du préfet sera utile. Le personnel de la petite enfance espère désormais une réponse rapide, sous 15 jours, avant la mise en oeuvre de la réforme.

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